jeudi 1 novembre 2018

La sieste en IEF, respect du rythme des enfants

"Non pas de dodo, je suis pas fatigué!" et 20 min plus tard on retrouve notre petit ange en train de dormir dans sa chambre... faut-il encore lui faire faire des siestes comme en maternelle ou l'occuper toute la journée avec nous en IEF?

LA NIÑA ESTÁ EN LA CAMA.

Petit rappel sur les cycles de sommeil


Le sommeil évolue jusqu'à l'âge où là il s'adapte aux modes de vie plus ou moins surmenés de notre temps...
Effectivement, le sommeil d'un nouveau né, d'un enfant de un an, deux ans... n'a pas la même importance en terme d'heures de sommeil ni la même répartition.
Si le tout petit a besoin de beaucoup de sommeil diurne et nocturne, plus l'enfant grandit plus le sommeil nocturne prend d'importance par rapport au sommeil diurne (sieste) qui finit par disparaître, en résumé...

On connait cinq phases de sommeil, qui suivent l'éveil passif (=phase de l'endormissement) et qui forment un cycle.
Sommeil lent :
- phase 1 = sommeil très léger
- phase 2 = sommeil léger
- phase 3 = sommeil profond
- phase 4 = sommeil très profond
Sommeil rapide :
phase 5 = sommeil paradoxal, celui des rêves
Une nuit de sommeil est caractérisée par la répétition de ce cycle complet plusieurs fois.

Le rôle de la sieste


Le sommeil est aussi vital pour un enfant que de manger, par exemple.
Le sommeil permet le repos du corps mais aussi la sécrétion des hormones de croissances, le renforcement de l'ossature, la cicatrisation, le jeu du système immunitaire lorsqu'il est malade, la remise à niveau du cerveau avec la consolidation et la mémorisation des apprentissages effectués (intellectuel, motricité, émotions,...). En effet, le fait de fermer les yeux coupe l'arrivée d'informations au cerveau, l'enfant arrête de capter les stimuli de son environnement.

La sieste prépare notre enfant à passer une bonne nuit ou du moins le prépare à l'endormissement du soir. Je m'explique :
si un enfant saute la sieste alors qu'il en a besoin, arrivé en fin d'après-midi il est dans un état d'agitation et d'excitation assez important, ce qui l'empêche de trouver le sommeil sereinement le soir et donc ampute sa phase de sommeil nocturne.

La sieste, enfin, permet d'éviter les terreurs nocturnes.
Si un enfant manque de sommeil, en sautant la sieste, il compensera par un sommeil beaucoup plus profond en début de nuit. Il enchaînera ainsi deux phases de sommeil lent profond sans accéder à la phase paradoxale plus légère (comportant les rêves). Ceci engendre les terreurs nocturnes. Elles se manifestent par un enfant hurlant sans raison mais est dans un sommeil profond et donc inaccessible à ses parents et à leur réconfort. Le lendemain, l'enfant ne s'en souvient pas contrairement à ses parents.
La sieste permet à nos petits bambins de ne pas arriver au sommeil nocturne avec un dette de sommeil qui se soldera par une mauvaise nuit pour toute la maison.

Comment gérer la sieste avec l'âge de son enfant


De 0 à 6 mois, le sommeil a une amplitude de 16 à 18 h sur 24h.
De 6 à 12 mois, on passe de 15 à 14 h sur 24h.
A 1 an, le besoin de sommeil est de 13 à 14 h 0 peu prés.
De 2 à 6 ans, c'est un besoin variant de 13 h à 11 h, puis 10 h à l'adolescence.

http://www.sfrms-sommeil.org/IMG/pdf/DIU2007-TC1-Vecchierini-Evolution_sommeil_age.pdf


De 0 à 3 mois, le bébé a des périodes de sommeil de 3 à 4 h dans la journée.
A partir de 3 mois, on distingue trois siestes en règle générale (matin, début d'après-midi et fin d'après-midi)
De 6 mois à 3 ans, on perd progressivement les siestes du matin et de fin d'après-midi, ne perdure que la sieste de début d'après-midi.
La persistance de la sieste dépend exclusivement des enfants, on considère que 50 % des enfants en font encore à 4 ans, puis 5% à 6 ans et 1% à 7 ans.

En maternelle, l'instauration de la sieste ne permet pas de respecter les rythmes individuels de chaque enfant, au détriment de ceux qui n'ont plus le besoin de sieste, générant parfois des tensions et des angoisses. Cette obligation de sieste fait donc perdre tout le bénéfice de ces moments de calmes, provoquant même des soucis là où il n'en existait pas.

Nous sommes en IEF, ainsi c'est l'enfant qui va gérer sa sieste et son rythme.
Certains jours il voudra dormir plus ou moins longtemps. C'est lui qui module le durée des siestes, lui permettant de profiter pleinement de ce moment en fonction de ses besoins. Il n'appréhende pas ces instants de repos.
Les parents connaissent leurs enfants et sont à leur écoute. Nous pouvons, nous parents au foyer, superviser et gérer aussi leur siestes, savoir quand ils peuvent sauter une sieste en fonction des variables de la vie quotidienne et de leur état de fatigue ou non.

L'important c'est que l'enfant soit écouté et son rythme respecté, lui permettant alors de profiter pleinement du repos nocturne et de ne pas commencer à accumuler une dette de sommeil.

Pour les jours où la sieste n'est vraiment pas possible pour notre enfant, on peut toujours lui installer dans sa chambre un coin calme (canapé ou matelas par terre avec des coussins), avec quelques livres, les volets mi-clos, un coin où il pourra venir se reposer à son aise.
On le retrouvera à coups sûr endormi avec ses livres ou ses jouets au bout de quelques minutes.
Mais même si il ne dort pas, cette période de calme et de ralentissement d'activités (décidé par l'enfant) lui sera bénéfique pour le reste de la journée.

Gifs animés nourrissons

Nous en venons toujours à la même conclusion :
en IEF, l'écoute de son enfant, le respect de ses désirs et de ses besoins, sont primordiales et permettent une évolution sereine et harmonieuse de notre petit bout de choux dans tous les aspects de son développement et de sa vie.

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