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vendredi 16 novembre 2018

L'auto-contrôle en IEF

J'ai déjà abordé plusieurs fois le thème de la gestion des émotions et des crises ou caprices de notre enfant.
Les enfants de trois ans nous semble déjà grands, surtout en IEF où leur éveil et leur compréhension du monde est immense (j'en suis toujours étonné d'ailleurs). On leur prête alors des compétences qu'ils n'ont pas forcément comme l'auto-contrôle.
C'est ainsi que pour la gestion des émotions ou des caprices on se dit que c'est fini nous avons dépassé la crise du "Terrible Two" (cf. article "Terrible two... sos"), nous avons un moment de répit avant... soyons optimistes .... la crise d'adolescence. Mais la frustration et les impulsions d'un enfant de trois ans arrivent à grands pas. Et si on accepte plus facilement l'existence des crises de colère ou de caprices des très jeunes enfants, on comprend beaucoup moins celles d'un enfant plus vieux (3 ans par exemple) et notre patience s'épuise d'autant plus vite. On arrive aussi à l'âge où l'enfant veut montrer son indépendance et tester les limites des figures d'autorité.
Difficile de s'y retrouver et de savoir comment réagir.

Je suis en plein dedans, d'ailleurs pendant la rédaction de cet article j'ai du gérer plusieurs crises... bon d'accord cela donne matière à réfléchir et enrichit mon expérience^^ enfin je me passerai bien de quelques crises tout de même!
Alors qu'il y a quelques mois tout allait bien quand nous attendions notre tour au boulanger ou quand nous faisions les courses, il était patient et écoutait le consignes, maintenant il s'impatiente rapidement. Il ne veut ni se calmer, ni écouter ce que l'on propose. La fin des activités est de plus en plus difficile. Par exemple, on le fruste sur son envie de jouer pour aller dormir ou pour passer à table et là on découvre des cris et des hurlements que nous n'avions encore jamais entendu..... Que faire pour aider notre bout de chou à contrôler ses émotions ?

Impulsivité et auto-contrôle 


L'impulsivité selon la définition du dictionnaire caractérise la tendance à agir de manière irréfléchie, comme poussé par une forces irrésistible (les impulsions enchevêtrées dans les émotions),on l'associe généralement à un caractère colérique et/ou capricieux.
L'enfant impulsif attend que ses désirs et besoins soient contentés immédiatement lorsqu'il en formule la demande, et n'accepte pas le refus. Il exprime alors sa colère de façon inadaptée.

L'auto-contrôle est donc la maîtrise de cette impulsivité tant au niveau corporel qu'émotionnel.
Il est très important de le développer pour permettre à l'enfant d'affronter toutes les situations de la vies, et de savoir comment s'adapter et adapter son comportement. Son habilité à s'auto-contrôler lui permet aussi de régulariser ses relations avec autrui, se faire des amis, bien s'entendre avec eux, donc être sociable.

Les causes


Les  causes de l'impulsivité à cet âge est surtout le manque de maturation du cerveau (cortex frontal, celui gère les réactions) ne permettant pas la gestion des émotions provoquées par les situations dans lesquelles il se trouve, ou face à ses besoins et désirs. 
L'enfant devient autoritaire à 3 ans, lui permettant de montrer la conscience et la représentation qu'il a du monde autour de lui. Elles sont centrées sur lui. Il a le besoin de s'affirmer mais aussi savoir qu'il y a des limite, ce qui le conduira à développer son auto-contrôle. 
L'impulsivité peut être le fait d'enfant voulant attirer l'attention, ils veulent faire rire, être aimés et donc ont du mal à se taire ou alors à écouter. Ils peuvent apparaître comme des "insolents" en coupant la parole ou en parlant en même temps que d'autres personnes.
Vous pourrez remarquer que ces comportements ont tendance à être plus nombreux quand ils ont faim, qu'ils sont fatigués ou qu'ils sont mis dans des situations nouvelles ou présentant de nombreuses stimulations.


Comment l'aider et comment se comporter ? 


Le point important c'est qu'il faut leur permettre d'exprimer leur agressivité liés à leur impulsivité car rien n'est plus dangereux que des sentiments refoulés. On doit donc les accompagner dans la compréhension et la gestion de leurs émotions.

  • Positivons :

Il faut formuler les consignes de manière positive c'est-à-dire ne pas mettre de négation : "ne cris pas" devient "parle doucement".
Renforcez les bons comportements, l'auto-contrôle.

  • Concentrons-nous:

Lorsque vous parlez à votre enfant (en-dehors des moments où il est en colère et inaccessible à vos paroles), pour développer sa capacité de concentration, demandez lui de vous regardez dans les yeux. Au départ cela le fera rire et il s'amusera à faire tous sauf vous regarder, mais il faut continuer. Cela lui permettra de se reconcentrer lorsqu'une crise arrivera, voir de pourvoir vous écouter contrairement aux autres fois et répondre positivement à votre tentative d'attirer son attention sur autre choses que sur ce qui le contrarie.

On peut essayer aussi de passer par le jeux comme les jeux d'équilibre qui l'oblige a être clame et à se concentrer pour arriver au résultats et non pas de s'énerver et de laisser échapper des gestes brusques.
On peut aussi jouer à la statue, en mettant une musique entraînante pour danser et lorsque l'on stoppe la musique, il ne doit plus bouger, comme une statue. C'est le même principe qui régit le jeu de "Jacques a dit" ou "un deux trois soleil"

  • Parlons-en:

Agissez face à une situation de crise en minimisant les paroles, deux phrases et non un discours trop long, qu'il n'écoutera pas et qui risque de faire s'envoler en fumée votre patience.
Aidez le à nommer les émotions qu'il ressent et à exprimer la situation dans laquelle il se trouvait et ce qui a causé sa colère, frustration, déception...

  • Calmons-nous:

Enseignez lui des moyens de se calmer (cf. article "yoga et les bienfaits pour un enfant") en revenant sur la crise, et en lui apprenant à voir les signes précurseurs d'une crise, de les identifier et donc d'essayer de se clamer avant.
On peut accroître sa tolérance à la frustration = augmenter progressivement le temps d'attente vis a vis d'une demande. On peut utiliser un repère visuel sur l'horloge ou un sablier.
Cet exercice lui permet de se rassurer lorsqu'il s'impatientera face à une situation ultérieure et ainsi désamorcer sa colère ou impulsivité.
Enfin on peut développer sa capacité à se calmer avec le contrôle de la respiration en trois temps : prononcez le mot stop (main devant soi), le faire inspirer (remplir son ventre d'air) puis expirer (vider son ventre d'air ). le faire autant de fois que nécessaire. on remarquera que les techniques que nous inculquons à notre enfant sont les mêmes que pour s'auto-contrôler en tant qu'adultes ^^.

***

Je ne vous cacherai pas que les résultats sont très longs à venir. Nous sommes engagés avec notre enfant dans un parcours d'endurance et persévérance, mais l'acquisition de l'auto-contrôle par notre petit ange lui est vital pour affronter la vie et établir de bonnes relations avec le monde qui l'entoure.
Plus les jours passent et plus nous nous rendons compte que le futur de notre enfant repose donc sur ce que nous lui transmettons et comment nous lui transmettons.

Un long et laborieux chemin mais un merveilleux voyage !

lundi 16 avril 2018

Terrible two... SOS!




Le cap des deux ans et sa crise d’agressivité et d’opposition sont, selon certains, bien plus redoutés que la crise d’adolescence.
Je pensais, avant de le vivre, que c'était surement exagéré et que cela passerait vite. Mais évidemment on n’y échappe pas même avec les meilleures méthodes d’éducation du monde ! (si cela existe…)
Terrible two te voilà !

Cela commence assez subtilement quelques "non" de plus que d’habitude, des difficultés à se concentrer sur les activités qu’il aimait avant. La phase est exponentielle dirai-je et l’apothéose, incontestablement, c’est quand l’agressivité entre en jeu. A cet instant, c’est une étape vraiment dure à gérer pour nous parents qui ne donnons que de l’amour et recevons des réactions violentes lors des accès de colères.

La technique de le raisonner au moment de la crise est efficace au début quand les crises ne sont pas trop ardues à surmonter pour notre enfant lui-même. Mais quand on avance et que les colères deviennent difficiles à contrôler pour lui, ses émotions prennent le dessus, le submergeant. Il est perdu dans ce qu’il ressent et le raisonner à ce moment-là ne sert à rien car il ne peut pas intégrer ce qu’on lui dit. Et cela augmente son trouble et au lieu de la calmer et de la rassurer, cela augmente son malaise et fait durer ce moment douloureux, pour nous deux.
L’impuissance et la colère nous gagnent aussi… et on tombe dans le schéma : élever la voix, faire les gros yeux.  La première fois cela le surprend et le stoppe net mais à cause de la surprise, voire de la peur qu’il a ressenti, mais cela ne résout pas l’origine de la colère, ni son malaise. Et la seconde fois voter bout ’chou risque de pleurer encore plus car il se sent seul face à ses émotions. Il va très vite faire le rapprochement entre votre énervement et ses crises et vous risquer d’arriver à lui faire comprendre qui ne faut pas exprimer ses émotions, car cela déclenche aussi une mauvaise réaction sur vous. Et c’est surtout ce qu’il fait éviter. Nous devons lui apprendre à parler de ses émotions et l’accompagner dans l’apprivoisement de ces dernières.

Pour savoir réagir, il faut comprendre d’où viennent ses colères, ce que cela traduit et comment l’enfant vit cette période de son point de vue.
Effectivement la colère est une réponse à une frustration, donc à la sensation d’être impuissant vis-à-vis d’une situation. Pour notre enfant attirer l’attention de ses parents, le besoin de se sentir rassuré car il est dépassé par une émotion ou par la peur ressentie dans une situation sont les nombreux déclencheurs d’une crise de colère.
Ce terrible two marque ainsi découverte par notre bout’ chou de la conception et gestion de ses émotions, et des limites qui en découlent. En effet jusque-là il lui était incompréhensible que ses désirs ne soient pas réalisés, il se heurte donc à la frustration et ne sait pas encore comment la gérer d’où la colère qu’il doit aussi s’entraîner à dominer comme nous.
L'autre souci c’est la patience des parents qui peut être mise à mal et c’est à nous de donner l’exemple. Nous sommes dans l’obligation de savoir régir de manière positive pour ne pas augmenter négativement ses émotions.

La colère et les crises traduisent de ce fait un mal être de notre enfant et un besoin d’être rassuré. Il a droit d’être en colère, il faut l’aider à comprendre cette émotion mais c’est la façon donc il l’exprime qui doit être contrôlée. Et donc nous devons le rassurer, lui dire que cela nous arrive aussi, mais surtout lui témoigner de l’amour pour qu’il ne sente pas perdu et seul dans ce moment aussi délicat pour lui que pour nous.
Rappelez-vous de ce qui vous fait craquer chez voter bout chou, ce qui le rend si mignon et irrésistible, vous arriverez à vous calmer et vous pourrez ainsi gérer vos émotions et celles de votre enfant.
En résumé il fait l’accompagner dans cette apprentissage indispensable mais douloureux pour vous et votre enfant

Quelques conseils 

  • Ne jamais dénigrer ou crier sur son enfant ou lui dire qu’il est méchant ou « pas beau ». Les sentiments négatifs qu’il reçoit à ces moments la risquent de causer des ravages plus tard, même si sur le coup le résultat est un arrêt de la crise.
  • Ne jamais faire de geste violent comme une fessé ou une tape sur la main. En effet on lui dit de ne pas taper et le résultat qu’il reçoit lorsque il le fait, c’est « tu me tape car je te tape ». Il risque de reproduire ce geste sur d’autres personnes.
  • CÂLINER même si cela semble inefficace au départ, il comprendra vite qu’il peut se rassurer et se calmer dans nos bras.
  • Bien lui expliquer le déroulé des activités ou le préparer à l’avance quand nous devons sortir pour ne pas le surprendre et le mettre dans une situation ou sa frustration et son incompréhension prendront le dessus.
  • Utiliser une roue/échelle des émotions et des cartes associées pour qu’il puisse visualiser et comprendre ses sensations. Le livre le monstre des émotions est une bonne approche à lire avec lui et à partir duquel nous pouvons construire la roue ou l’échelle des émotions
  • Lui trouver des moyens de se clamer comme la respiration ou le yoga au moment des crises pour pouvoir ensuite parler avec lui

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Et surtout GARDER LE CAP ! Cela sera bientôt derrière nous, en attendant nous devons l’accompagner et l’entourer encore plus.

Vite un câlin à son petit ange maintenant l’article terminé !

mardi 30 janvier 2018

Habitudes alimentaires, nouveautés, caprices...

Changement d'habitudes alimentaires, de goût, de préférences ou caprices...
Difficile de juger la différence quand son enfant ne veut pas manger quelque chose, ou pour ma part, quand il stocke dans ses joues sans avaler.
Il fut un temps où les biscuits secs ou sablés lui convenaient parfaitement le matin, puis j'ai testé quelques autres idées comme du pain complet ou au muesli, du pain grillé avec beurre ou confiture. Mais le pain chaud il n'en veut pas par peur de se brûler même si c'est tiède.
Les croissants du dimanche il apprécie, enfin... quand ils sont frais, car depuis quelques semaines s'ils sont rassis d'un jour il mange mais stocke les morceaux dans la bouche.... cela sent le caprice...
Donc retour aux sablés maison avec farine complète (histoire d'en faire un aliment intéressant niveau nutritionnel) aux arômes de vanille ou chocolat. J'en profite pour les fabriquer avec lui grâce à son envie de cuisiner.

Pour les autres repas, malgré ses deux ans passés, il ne fait pas "d'effort" pour mâcher la viande, ni les légumes coupés en morceaux (à part le chocolat et les gâteaux en collation^^ comme tous les enfants).
Il fut un temps ou cela ne le dérangeait pas mais on dirait qu'il "régresse " pour certaines choses comme la nourriture.

Surfons sur le web à la recherche de témoignages de situations similaires...
Quel ne fut pas mon étonnement en voyant le nombre de résultats ressortir.
On peut lire beaucoup d'hypothèses formulées par les mamans, beaucoup de causes diverses expliquant le refus d'avaler la nourriture. Tout ceci est à lire à travers le filtre de notre propre expérience et de nos propres situations. Pour ma part, connaissant le caractère de mon petit bout, je penche pour des caprices, cette volonté de montrer qu'il peut décider et avoir du "pouvoir" sur au moins cet aspect du repas.




Comme tout caprice il ne faut pas céder... Plus facile à dire qu'à faire... surtout pour la nourriture, en tant que maman nous avons immédiatement peur qu'il manque de quelques chose, et donc lui faire sauter un repas car il refuse de manger nous paraît inconcevable. Toutefois c'est la voie à suivre... Effectivement, batailler pendant des heures pour qu'il avale une bouchée, faire du chantage, céder à ce qu'il veut, tout cela va fausser son rapport à la nourriture. En d'autres termes : soit il mangera plus que de raison pour nous "faire plaisir", soit il refusera de manger et se privera de façon consciente. On va faire naître en lui une appréhension pour le moment du repas et la situation ne va faire qu'empirer.

Ne pas céder à ses caprices c'est donc le faire sortir de table lorsqu'il ne veut pas manger, qu'il aille se coucher avec le ventre vide. Ceci ne se produira qu'une fois ou deux car un enfant mangera quand il aura faim et comprendra vite que s'il ne mange pas à table ce qu'on lui donne, il n'aura rien en compensation en dehors des heures de repas.
Les problèmes devraient se résoudre ainsi... (oui oui toujours plus facile d'écrire que d'appliquer.. nous sommes d'accord^^)

Je n'ai pas encore testé réellement la néophobie alimentaire, cette crainte des nouveaux aliments. Bien qu'il soit réticent à goûter de nouvelle choses, lorsque je lui montre que je le mange, il fait un effort pour tester et souvent il en redemande.
Petite anecdote avec le kiwi du matin, fruit assez rigolo pour les enfants. En effet déjà le nom est drôle à prononcer, puis se rendre compte que ce fruit tout poilu et marron est tout vert et tout doux dedans c'est assez chouette pour un enfant. Ces oppositions et ce contraste de couleur sont intéressantes à utiliser pour développer son vocabulaire. Après lui avoir montrer comment je le mange et surtout ce qui ce mange (donc la partie la plus drôle toute verte^^),  il a goûté et maintenant il en demande tout les matins. Comme quoi nous sommes toujours surpris par ces petites têtes d'ange!




Passer par le jeu, la découverte des textures, des couleurs, avant de lui faire goûter une autre fois, cela lui permet d'apprivoiser et de concevoir le fruit ou les aliments nouveaux. Lui raconter une petite histoire autour de l'aliment, comment cela pousse, se cuisine, d'où cela vient, retire beaucoup d'appréhension à nos enfants.

Comme pour tout, passer par les explications, la découverte, attiser sa curiosité et répondre à ses questions, nous permet de le faire évoluer, de lui faire tester et découvrir beaucoup plus de choses que le simple fait de les lui imposer.
Prenons conscience que ce sont des petits êtres comme nous, et nous sommes aussi réfractaires à toute forme d'impératif sans autre forme d'explication.

Soyons patients et donnons leur le goût de la découverte!

mardi 7 novembre 2017

Non, c'est non!

En admirant mon bébé les premières heures et les premiers jours, je me suis projetée dans l’avenir en me demandant comment il pourrait devenir un adolescent insupportable alors qu’il est si doux maintenant… Je me suis rassurée en pensant à la plus ou moins longue période que j’avais avant que cela ne se produise. Mais c’était sans compter la période de l’affirmation, de la confrontation que notre si petit bébé va atteindre autour de ses 18 mois, pour ma part.

Cela a commencé assez innocemment quand ce petit être, dévoué à rendre heureux ses parents, a maitrîsé le "non" et puis progressivement son concept et ses nuances.
Dire "non" revient à s’opposer à ce qu’on lui dit, ce qu’on lui demande et ce qu’on lui interdit ou autorise.
Evidemment, au début ceci n’est qu’un jeu car la nouvelle expression est amusante à prononcer. Nous, les parents sourions les premières fois en entendant sortir ce mot avec détermination de la bouche de notre petit bout. Il n’en faut pas plus pour l’inciter à se servir de ce nouveau mot pour attirer l’attention et amuser ses parents. Je me souviens de cette période où il nous disait  "non, non" à tout en secouant vivement la tête et prenant une expression d’affront par imitation, même quand je lui proposais un petit morceau de chocolat. Mais un "non" peut cacher un "oui", puisque au départ c’est le plaisir de prononcer ce mot qui le pousse à l’exprimer, mais redemander à votre enfant une fois ou deux la même chose et sa réponse se transformera par magie en oui. Un enfant est logique, il ne passera pas à côté d’un morceau de chocolat…

Ensuite vient le temps où le « non » est déterminé et traduit le réel désir de l’enfant à s’opposer et à exprimer ce qu’il veut ou ne veut pas plutôt, à développer son pouvoir sur le monde extérieur. Les premiers « caprices » apparaissent ainsi que le désarroi des parents face aux pleures qui suivent un désaccord avec leur enfant.
La facilité est de céder ou de négocier pour arrêter un caprice surtout si cela se produit à l’extérieur de la famille, en public. Le signal envoyé alors à son enfant est que ses « non » et ses pleurs sont récompensés par l’obtention de ce qu’il veut et par l’attention que ses parents lui portent.
Détourner l'attention de l’enfant sur un jeu ou une autre activité est une manière de stopper un moment difficile. L’anticipation de la réaction d’opposition lorsque l’on change d'activité, quel’on doit arrêter de jouer peut amoindrir le refus que l’enfant oppose à ses parents directement. En le prévenant un peu avant la fin de l’activité, l’enfant a le temps de s’habituer et d’intégrer le changement.
Discuter et ouvrir le dialogue avec son enfant lui fait comprendre qu’il peut avoir un avis. Lui demander son avis et lui exposer le votre permet de canaliser ses oppositions, il sera plus enclin à faire quelque chose si nous en parlons avant avec lui.  Mais si ce moyen ne fonctionne pas toujours (je l’ai testé dans plusieurs situations malheureusement), "ignorer" son enfant quand cela est possible à la maison pour lui faire comprendre qu'il n’est pas le centre du monde et que nous n'accédons pas à tous ses désirs est primordial. Bien évidemment ignorer est un grand mot, on feint de ne pas s'en occuper tout en observant son comportement. A chaque fois il s'est calmé de lui même en trouvant une activité à faire, puis est revenu me voir pour me montrer.
Il est évident que certaines fois la crise ne passe pas et l'enfant lui même ne sait plus pourquoi il pleure ou s'est énerve et seul un câlin et des mots doux peuvent le calmer.

Enfin dernier point que j'aborde est celui du non désignant vraiment les préférences de notre enfant, sans aucune dimension d'opposition avec ses parents ou autre. C'est une phase plutôt facile et très intéressante à gérer car nous pouvons parler avec notre enfant, développer ses connaissances sur un thème précis. On comprend mieux ses envies et intérêts et on peut alors s'appuyer dessus pour le faire travailler avec enthousiasme (cf. page sur "Ovide Decroly, petite présentation").

Cette phase aussi pénible soit elle pour l’enfant comme pour ses parents est un passage obligé dans la construction de la personnalité et de la conscience de soi et de ses relations avec les autres. Nous les parents devons réagir sans colère ni cri pour ne pas banaliser les énervements et donc ne pas "apprendre", malgré nous, à son enfant que l'énervement est la seule réponse possible lorsqu'il n’obtient pas satisfaction. L’enfant se construit largement par l’imitation de l’adulte et de ses comportements face aux différentes situations de la vie. De plus les cris et les négociations (qui n'en sont pas réellement quand on fini par céder^^) tendent à diminuer l’autorité parentale aux yeux de l’enfant.
Je suis bien placée pour savoir qu'il y a des jours où cela est plus facile à dire qu’à mettre en oeuvre, quand chaque changement de situation ou d'activité est propice à un énervement du petit bout.
Dans ces cas là, il faut absolument ne pas montrer son exaspération ou son anxiété, son énervement devant l’enfant (oui j'avoue des fois ce n'est vraiment pas évident... mais on doit montrer l'exemple 😓), et utiliser le temps de la sieste pour recharger ses batteries en même temps que lui et décharger le stress emmagasiné.

J’ai testé la danse avec bébé pour défouler maman et bébé. Cela marche très bien et fatigue le petit qui passe son trop plein d’énergie dans la musique. Le dicton la musique adoucit les mœurs prend tout son sens dans ces moments la… (cf article "la musique adoucit les mœurs? oui mais pas que...")

Ne désespérons pas tout de suite

samedi 21 octobre 2017

La musique adoucit les mœurs ? Oui mais pas que !

Depuis que mon enfant est né, il y a de la musique à la maison. Il y en avait déjà avant et surtout quand j'étais enceinte. Je suis issue d'une famille de mélomanes!

Nous avons toujours dansé devant lui et avec lui. Cela restait limité quand il était tout petit évidemment. Nous le portions et tournions, ou on lui prenait les mains et on remuait les bras en rythme quand il était dans son transat.
Il a vite appris à battre la mesure tout seul avec son doigt par imitation. 
Déjà à quatre pattes, il essayait de danser en remuant la tête, et nous l’avons toujours encouragé pour qu'il ait confiance, persévère et progresse comme il pouvait et voulait. 
Je vous encourage (vous aussi^^) à en faire autant, la musique est un formidable soutien pour développer la motricité de nos enfants.

Maintenant que la station debout et la marche sont acquises, nous nous amusons à inventer des mouvements et il apprend avec joie à contrôler son corps dans l'espace et ses gestes. Il est fier de nous montrer ses progrès. Il tourne plusieurs fois sans arrêter et sans tomber. Il teste ainsi ses limites et les nouvelles sensations que cela lui procure.

Il ne faut en aucun cas les forcer mais leur montrer à chaque fois qu'il y a de la musique que l'on peut danser ou battre la mesure, leur faire prendre confiance en eux. Vous serez vite surpris, tout comme je l’ai été, que nos petits bout’choux entendent les premiers la moindre musique et nous le signale. Dorénavant, dès que l’on passe dans un lieu où il y a de la musique on doit s’arrêter pour écouter et battre la mesure. 

Son intérêt pour la musique nous permet aussi de canaliser son énervement ou ses trop pleins d’énergie, en le faisant se concentrer sur une chose précise, un son, une mélodie.
Effectivement, on peut leur apprendre à être attentif (ce qui nous servira pour toutes les autres activités) en se concentrant sur la musique, ce qu'ils font spontanément, puis sur différents sons, comme le chant des oiseaux et enfin leur faire associer les sons aux concepts et aux objets. Un oiseau qui chante, la musique qui vient de la Chaîne Hifi.
Ce dernier point est devenu intéressant à développer car maintenant c'est lui qui demande à mettre la musique et qui allume la chaîne et me montre d'ou vient la musique (les enceintes). On a le même procédé lorsque l'on monte en voiture, il réclame la musique et connait son origine.
Aujourd'hui à deux ans il sait aussi quelle musique il aime pour son âge et cela change avec les activités (cf articles "Quand les préférences s'affirment", "Non, c'est non")
L'attention, qu'il apprend à maîtriser, peut être redirigée vers des activités plus studieuses, comme le dessin ou les activités des cahiers de maternelles.

Je joue de la guitare et ma sœur du piano, mon fils a donc été très vite en contact avec des instruments de musique. C’est un exercice de découverte des sons assez ludique.
Plus les moments passent, plus il devient assez minutieux lorsque on utilise un instruments, les touches du piano sont frappées une par une et non plus par paquet. Il est attentif à ses gestes car il est tout de suite "récompensé" par le son qu'il produit. Encore une fois la musique est un facteur essentiel dans la maîtrise des gestes et l’apprentissage de l’attention.
Dans la méthode Montessori, on retrouve les boîtes à sons, qui ont le même intérêt. J'en ai d’ailleurs créer avec des bouteilles de yaourts a boire remplies de différentes sortes de pâtes, graines, riz, clochettes. On a aussi tester avec des bouteilles transparentes apportant une autre dimension que le simple bruit.

Enfin ce qui nous étonne le plus c'est le dimanche soir un peu avant l'heure du bain, il nous demande la télé mais pour une chose très précise. Sur une chaîne culturelle de la TNT, nous avons des rediffusions de concerts de musique classique. Nous sommes tombés dessus par hasard un dimanche soir et nous n'avons pas pu le décoller avant la fin et avant qu'il applaudisse comme les gens le faisaient.
Maintenant qu'il est plus grand son enthousiasme est toujours aussi vif, il veut applaudir lorsque c'est la fin et participer avec ses instruments, (qu'il reconnait et différencie avec le son) et ma guitare. Alors je la prend pour qu'il puisse jouer avec les cordes. A le regarder faire on a l'impression qu'il essaie de retrouver les sons et les notes qu'il entend à la télé. 

La musique a un potentiel incroyable pour développer l'esprit de nos enfants, c'est un outils de soutien merveilleux et qui leur permet d'acquérir des savoirs et des compétences d'une façon si naturelle que cela en ai désarmant. Je suis encore étonnée de la progression rapide de mon petit bout'chou!

Alors allez-y! Amusez-vous et Viva la Musica!