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mercredi 1 janvier 2020

BILAN 2019 IEF....

A quelques heures du début de cette année nouvelle 2020, il est temps de dresser le bilan de tout ce qui s'est passé pour nous en 365 jours...


Nous avons vécu des choses joyeuses et des choses douloureuses, nous avons éprouvés tristesse et bonheur, désarroi, doute, courage et détermination....

2019... première déclaration et son lot de stress !


L'envoi des courriers a été un point marquant de notre année, et ainsi que l'appréhension concernant les contrôles. Après avoir recommencé ma lettre au moins cinq fois, car je mettais un point d'honneur à l'écrire à la main (j'ai partagé le désarroi de mon fils si je le mettais devant une page de ligne d'écriture à faire ^^), j'ai enfin pu la poster, en espérant avoir des nouvelles le plus tard possible, ce qui s'est passé trois mois plus tard....
Nous avons eu le contrôle de la mairie début décembre, très bienveillant et courtois. Il s'est déroulé en mairie, j'avais préparé le questionnaire d'Isa Lise ce qui a facilité l'échange qui n'a duré que 10 min, surtout basé sur les activités hors maison.
J'attend pour la nouvelle année le contrôle pédagogique qui lui sera beaucoup plus formel, bien que je prône les apprentissages informels et ai abandonné un planning précis suite aux imprévus de la vie, que nous avons subis cette année.

Apprendre à prendre le temps... apprendre à apprécier le temps...


Oui s'il y a une leçon à retenir cette année c'est bien d'apprécier le temps qui passe et profiter de la vie, de la joie et des sourires d'un petit garçon qui s'amuse de tout, de son insouciance. L'enfance est un bien précieux qu'il faut préserver et protéger. Alors continuons à avoir confiance en notre choix d'IEF.
Nous avons subi trois deuils dans notre famille, des personnes proches dont ma grande sœur, la tante de mon petit bout. Cela a été et est toujours une épreuve terriblement douloureuse, dont nous nous remettons que très doucement. C'est pour cette raison que nous avons abandonné totalement le formel dans les apprentissages ainsi que les plannings, mon petit gars apprend ce qu'il veut quand il veut, il pose des centaines de questions accueillis avec bienveillance, je lui donne les moyens de découvrir le plus de choses possibles et de l'accompagner pour qu'il apprenne, mais sans formalisme. Il se remet lentement de ces pertes, l'année dernière nous avions déjà été abandonné par son père qui est définitivement sorti de nos vies et maintenant sa tante.
Donc IEF en unschooling, apprentissage informel, apprendre en liberté voila notre projet de vie en hommage à ma sœur. Elle m'aidait énormément pour l'IEF et comme moi prônait cette façon d'apprendre en totale liberté et harmonie avec les envies et aspirations de l'enfant.




Le décrochement du formel fait également suite aux réactions de mon petit ange qui est dans une phase (liée aux accrocs de la vie) où il refuse tout en bloc. Il a besoin d'apprendre à son rythme et surtout comme il veut, entourée de douceur, patience et attention. Sinon il se braque, il ne veut plus rien faire et des crises d'énervement surgissent alors qu'il n'en faisait jamais. Je veux préserver son bonheur et surtout lui rendre son insouciance, sa joie de vivre.
Alors mode unschooling enclenché!
Le formel reviendra si le besoin se fait sentir et si il est demandeur, comme cela se passait il y a quelques mois. C'est ce qui est formidable avec l'IEF : nous pouvons nous adapter à notre enfant.

Une dernière chose apprise dans la douleur, c'est qu'il ne faut pas cacher à ses enfants les épreuves et les malheurs de la vie mais leur apprendre à les surmonter, leur apprendre à se relever.
C'est avec la perte de ma sœur que cela s'est passé. Que faire pour les obsèques ? Je n'avais personne pour le garder et étais-ce sa place là-bas ? La réponse fut oui. Il avait le droit de dire au revoir une dernière fois à sa tante, de savoir qu'il ne la verrait plus. Evidemment je n'ai pas dit de but en blanc les choses, mais je suis passée par des métaphores, des images qu'il connaissait, des choses qu'il partageait avec sa tante. Je lui ai expliqué les choses mises à sa portée. Le jour de la cérémonie il savait exactement ce qui allait se passer, les gens qu'il y aurait, l'attitude à avoir dans les lieux où nous nous rendions et pourquoi il ressentirait une grande tristesse et verrait la peine sur les visages de la famille.
Les enfants sont beaucoup plus perspicaces que nous, ils devinent avant même que nous ayons formulé quelques mots que ce soient, ils ont déjà assimilé la situation et se l'ont approprié.

Noël à la montagne


Cette année, vous le comprendrez aisément nous n'avons pas pu faire les fêtes de fin d'année chez nous, ce qui nous a ouvert alors une perspective de découverte de la montagne. He oui nous sommes partis dans les Hautes Pyrénées pour voir la neige, les montagnes, la nature en hiver et les animaux qui y vivent, les joies des batailles de boules de neiges, de la confection d'un bonhomme de neige, des descentes en luge.




Tout ce que nous avons pu recueillir et amasser comme documents et infos sur la région nous les avons étudié avec mon petit bout. Puis il a regardé tout seul des tonnes de livres sur les montagnes et étudié seul les cartes pour trouver où nous serions et où nous irions nous promener. Une fois sur place, il a repris les cartes pour confronter ce qu'il avait vu en voiture et ce qu'il y a sur les cartes. Il refait sur des feuilles ce qui nous voyons en promenade, il dessine les plans des chalets. Je lui laisse la liberté de ce qu'il veut faire. Il apprend à mieux dessiner, et même à écrire certains mots à sa demande, ou à les lire.
Les cadeaux de Noël ont été fait selon ses envies, des camions évidemment, mais aussi une machine  à pizzas, ce qui lui permet d'améliorer coordination et manipulation fine. Comme nous ne sommes pas chez nous et que les jouets sont réduits, il fait travailler son imagination pour créer un univers et des histoires, ce qui est un moyen d'apprentissage extraordinaire. Il trouve des solutions aux problèmes que nous rencontrons niveau installation ou autre. C'est hyper motivant de le voir intégrer une conversation de "grandes personnes" pour argumenter et discuter des possibilités de solutions ou d'activités.
Je lui ai aussi offert des jeux de société Bioviva, qui prônent la protection de la planète, des ressources, de la nature, les valeurs éco-responsables et nature-responsables, cadrant parfaitement avec notre mentalité naturaliste et de liberté de vie.
Croyant toujours au Père Noël nous avons trouvé un chalet avec une cheminée. C'est lui le responsable avec son grand père de l'approvisionnement en bois. Lui donner une responsabilité lui donne confiance en lui.
Nous avons rétabli les rituels qu'il connait des Noëls précédents, malgré le fait d'être loin de chez nous, comme les chaussures au pied d'un petit sapin (naturel, pas en plastique !) et la collation du Père Noël. La multiplicité des rituels et d'habitudes permet à notre enfant (à nous aussi d'ailleurs) de se sentir plus serein et de traverser les épreuves de la vie avec plus de facilité.

Je vous souhaite maintenant un très belle année 2020 !
Vive l'IEF ! Joie et sérénité à tous... restez confiants et sûrs dans vos choix !



jeudi 1 août 2019

Do you speak English in IEF ?

Nous ne le disons pas assez mais l'anglais est primordial de nos jours pour presque tous les aspect de notre vie et surtout notre ouverture d'esprit et la découverte du monde !
Alors je viens, avec cet article, partager avec vous mon expérience d'une nouvelle méthode d'apprentissage de l'anglais pour les enfants de 3 ans jusqu'à 7 ans : KOKORO Lingua


Les écrans, les nouvelles technologies sont parties intégrantes de nos vies. C'est sur ce constat que la pédagogie se base, associée à la méthode Montessori.
Et quoi de mieux pour apprendre à parler anglais, pour nos enfant, que des enfants qui leur parlent anglais.
Rien de nouveau ? Que nenni !
Cette méthode a reçu une Médaille d'Or au Concours Lépine Paris International 2018. En effet, cette approche est unique en son genre, ce n'est pas simplement une vidéo passive passée en boucle, à l'image des souvenirs de nos cours d'anglais du primaire ^^


Les enfants partagent ici leur langue maternelle avec d'autres enfants à travers des vidéos hebdomadaires. Ces séances ne durent que 10 min chacune ce qui est un atout non négligeable pour les enfants et la concentration et surtout ne pas exposer trop longtemps leur esprit aux écrans.
Les vidéos sont partagées en plusieurs parties.
La première a pour objectif de se concentrer, de se mettre en condition pour recevoir au mieux ce que contient la vidéo, notamment avec des exercices de détente du corps et de l'esprit ("Brain gym"). Puis nous écoutons ("Listen") les enfants parler et nous parler, interagissant entre eux et illustrant leurs propos par des mises en scènes simples et joyeuses. Ensuite c'est au tour de l'enfant de répéter ("You turn") , s'il le souhaite.  Une partie complémentaire est faite des mêmes séquences mais avec les mots écrits sur l'écran pour les plus grands.
Pour terminer ("Let's relax") nous avons une séance de respiration et de médiation, et de rire.

Ce sont la mise en place de petits rituels rassurant, encadrant la séance qui favorise l'entrain et l'envie de l'enfant de découvrir d'autres vidéos et le mettre dans un état très positif vis a vis de la nouvelle langue, ce n'est plus effrayant.
Un autre aspect de la vidéo est qu'il y a une véritable ouverture au monde qui sensibilise à la diversité et à la beauté du monde.
Mon petit bout a commencé par la vidéo d'introduction , qui se focalise sur les mots de présentation. 

L'enfant est imprégné de bonne humeur et de joie, ce qui est un point essentiel dans l'apprentissage. Et comme par magie mon petit ange y revient tout seul, demande à revoir les vidéos, il veut que nous parlions anglais et même parle à ses peluches en anglais, chantonne les mots. Il me réclame chaque semaine la nouvelle vidéo, et veut regarder ses dessins animés préférés en anglais !

Le point important est qu'il n'y a pas de pression à mettre à l'enfant car les vidéos sont faites et pensées de telle manière que l'enfant apprend sans s'en rendre compte et ne le prend pas comme du "travail".
kokoro lingua

L'équipe qui a mis au point cette méthodologie a une conception de la vie qui jaillit sur les vidéos, le partage et la générosité ("Kokoro" veut dire cœur en japonais). Chaque abonnement acheté permet à un enfant, ou à une école en difficulté d'accéder à cet apprentissage.

Il est bon de savoir aussi que l'exposition précoce à des langues étrangères favorise le développement de certaines parties de nos cerveaux et permet d'être plus à l'aise par la suite pour l'acquisition de nouvelles capacités et de favoriser notre mémorisation future.
Les enfants présentent une période sensible qui leur permettent de s'imprégner de nouveaux sons, de les reproduire aisément et d'apprendre une nouvelle langue. Sans cette exposition, nos muscles et organes auditifs ne sont pas activés et stimulés, se réduisent et au final nous avons beaucoup de difficultés à entendre et reproduire certains sons.

Nous venons de finir la vidéo sur les couleurs. Après le premier visionnage, nous avons enchaîné directement, à la demande de mon petit gars, sur un atelier peinture comme dans la vidéo, testant les mélanges de couleurs, refaisant les dessins et bien sûr en parlant anglais. Il me posait des questions  répétait, je lui demandais une couleur en anglais et il devait me la montrer sur sa palette. C'est un véritable trésor cette méthodologie !
Nos enfants sont plein de surprises ! Laissons les découvrir le monde à leur rythme. Vive l'IEF !



Spolier alerte : La même méthode et approche linguistique est bientôt disponible pour ceux qui voudraient apprendre l'italien ! La vita è bella in IEF !

samedi 13 avril 2019

Dentiste ... aie aie aie !

Première rencontre avec le dentiste pour mon petit bout de chou.
Ce n’était pas réellement pour lui mais pour moi. Alors j’en ai profité pour l’emmener aussi afin qu’il se familiarise avec l’environnement.

Etre maman en IEF nous fait vraiment rebondir sur chaque occasion de la vie pour apprendre et intégrer les règles de vie et de société.
Ainsi je fais participer mon petit ange à chaque occasion possible. Il côtoie un grand nombre de personnes différentes et il est très réceptif et ouvert. Il connait les codes de bonne conduite (bon comme tout les enfants il y a des ratés des fois^^ ). Comme quoi l'IEF est loin d'être un facteur de désocialisation comme on nous laisse croire !



Pour en revenir au dentiste :

Au préalable nous avons regardé quelques livres sur les dentistes et quelques dessins animés pour les enfants, histoire de démystifier le "docteur des dents".
Tout ce qui a attrait au domaine médical est toujours perturbant pour les enfants voir effrayant.
L’habitude et la connaissance sont de bons moyens et surtout l’une des seules voies à utiliser pour les aider à dépasser leurs peurs et les rendre sereins face à ces situations.

Nous avons discuté plusieurs fois avant le rendez-vous de ce que faisait le dentiste, expliquer l’intérêt de prendre soin de ses dents pour ne pas aller voir trop souvent le docteur.
Cela fait un bout de temps que nous avons mis en place les rituels du lever et du coucher avec brossage de dents, un moment qui est devenu un moment de rigolade. Donc j’essaie de garder ce sentiment pour le dentiste (plus facile à dire qu'à faire).
Tous les matins et tous les soirs nous nous brossons les dents avec notre fiche d’explication. La motricité fine que cela demande s'affine de jours en jours. Rien de tel que la répétition pour intégrer un nouveau geste, une nouvelle connaissance.

Arrivé au dentiste, avec sa grand-mère et sa maman, il était plutôt content, même très enthousiaste à l’idée de voir tout ce qu’il a dans le cabinet du dentiste. Et comme c’était maman qui y allait en premier cela l’a rassuré. Le siège paraissait moins impressionnant et la dentiste très gentille car elle lui a expliqué tout ce qu’elle faisait et moi je le faisais rigoler.
J'avais prévenu avant la dentiste que je venais avec mon fils pour lui montrer ce qu'était une visite dentaire. Elle a ainsi joué le jeu en l'impliquant dans ce quelle faisait, par des questions et en lui faisant découvrir ses outils de travail. 

Il est bon de savoir :

Niveau assurance maladie, nous avons droit à une prise en charge des rendez-vous dentaire dès l’âge de trois ans. Il suffit de se renseigner à l’assurance maladie et remplir un formulaire. C’est tout récent, il s’agit du programme M’T dents. Ce programme permet à tous les enfants et adolescents de 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21 et 24 ans de bénéficier d'un rendez-vous gratuit chez le chirurgien-dentiste et de soins, si nécessaire. 



Pour conclure, la connaissance, comme dans tous les domaines, permet de démystifier et de chasser la peur de l'inconnu.
L'IEF permet à chaque événement de la vie d'apprendre et de grandir en toute sérénité et confiance.
Pensez aux rendez-vous dentaires pour vos bout de chou dès 3 ans !

mardi 19 février 2019

Le monde des livres en IEF

Reparlons des livres...

Bon... petit retour en arrière sur ma jeunesse (oui cela commence à dater^^)... J'adore lire, j'ai été élevée dans une famille très littéraire et toujours entourée d'une multitude de livres depuis ma petite enfance. Il est évident que chez moi j'ai reproduit ce schéma en multipliant les ouvrages, les bibliothèques, les coins lecture. Et c'est tout naturellement que j'ai inculqué le goût des livres à mon fils très jeune, âgé d'à peine quelques mois. Il adorait tourner les pages et écouter les histoires.

Maintenant il adore découvrir de nouveaux livres seul ou avec moi, écouter les histoires que je lui raconte (encore et toujours), découvrir les images, faire des parallèles entre les livres, comme je lui ai appris à faire. Dès qu'il a une question il cherche dans ses livres. Le livre est devenu un support essentiel et automatique dans ses apprentissages, même sans moi.

Le goût des livres donne aussi un terrain adéquat pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Savoir lire tout seul et découvrir des mots est un challenge.
La curiosité est donc le facteur déterminant dans beaucoup d'apprentissages.
L'IEF est un mode d'éducation basé sur ce pilier de recherche permanente, d'ouverture d'esprit et de curiosité intellectuelle. En effet nous pouvons nous focaliser sur les points qui l'intéressent et programmer des activités autour du livre en cohérence avec son engouement sur un sujet.

Découverte de la médiathèque


Par chez moi les activités ne manquent pas et surtout les activités culturelles.
C'est donc avec plaisir que j'ai programmé notre première visite à la médiathèque, avec ses grands parents. Mon enfant étant un peu timide et craintif, il a beaucoup plus de facilités à découvrir les nouveaux endroits ou activités, entouré par les gens qui le rassurent (petite séquelle de la séparation en août dernier. cf. article Faire traverser une séparation à son enfant, fléau du siècle)

Nous nous y sommes rendus à l'occasion d'une séance de lecture pour les petits. On y est allé plus tôt que l'heure prévue pour repérer les lieux, que cet endroit ne soit pas étranger et qu'il puisse par la suite se concentrer sur la lecture et non se disperser à découvrir le lieu. Nous avons donc fait le tour et repérer quelques livres qui nous semblaient intéressants. Je lui ai expliqué que nous les retrouverions et les prendrions après la lecture. J'ai anticipé le fait qu'il ne veuille pas arrêter l'activité, ainsi il avait un objectif après la lecture.

Beaucoup d'enfant se rendent à ces séances et s'installent sur les tapis dédiés à cet usage. C'était attendrissant de voir mon petit bout de chou s'installer un peu maladroitement et  timidement, en imitant les autres. Bon j'avoue que pour une première fois il a fini d'écouter les histoires sur les genoux de son grand-père^^

A la fin de la lecture, nous avons été chercher les livres que nous avions trouvés, ce qui lui a donc permis de sortir de l'activité de lecture sans difficulté. Puis comme nous allions emmener les livres chez nous cela lui a permis de sortir de l’activité "médiathèque" sans frustration ou colère.

Depuis cette visite à la médiathèque, mon petit ange recrée la médiathèque à la maison et organise des séances de lectures avec ses peluches et ses jouets. Il les installe autour de lui et choisit les livres qu'il va lire, leur explique son choix puis lit les histoires. Il est très fier d'organiser ses activités. C'est un résultat auquel je ne m'attendais pas ! Les enfants nous surprennent ^^

Il fait de même avec ses cahiers de cours que nous avons étudiés, il réexplique ce qu'il a appris avec moi. C'est une réappropriation et restitution du cours et des apprentissages, spontanée et autonome. J'utilisais cette méthode (sans peluche évidemment!) pour mes propres études, mais le voir sur un petit bout de trois ans c'est assez étonnant!

Médiathèque et IEF, duo indispensable ?


Les médiathèque sont des mines d'or, en dehors des ateliers organisés.
On peut trouver une multitude de supports sur un sujet qui passionne à un moment donné notre enfant, sans se ruiner en achat de livres.
Ce qui n'est pas rien quand on fait l'IEF. Vous avez certainement fait comme moi le constat alarmant que, si nous voulions regrouper beaucoup de documents sur tel ou tel sujet, le budget explosait.
Il existe de plus en plus de médiathèque prêtant des jeux de société (cela devient à la mode partout même dans les cafés^^), des CD, des DVD, en plus des classiques livres et revues.
La diversité des supports nous permet ainsi de nous donner des idées pour créer notre propre matériel pédagogique ou de découverte.

Même si nous n'avons pas de thème particulier d'étude certaines fois, les visites à la médiathèque suscitent forcément des questions sur un livre que nous allons trouver et c'est à partir de ce livre que nous pouvons trouver et organiser des séances de travail, ou des trames pédagogiques.


Le côté humain et relationnel que la médiathèque associe aux livres n'est pas à négliger. Notre enfant se rend compte que le livre est aussi un moyen de partager et de communiquer avec les autres, un moyen de socialisation (cette notation si absente de l'IEF selon les rumeurs ^^).


Voila pour notre expérience du monde des livres en dehors de la maison !
Expérience à renouveler sans modération ! Vive les livres !

vendredi 25 janvier 2019

La tétine, grandes questions

Quand nous attendons notre enfant, évidemment on lit tout un tas de livres, de forums, de blogs pour être prête à la plupart des situations et préparer tout ce dont nous avons besoin quand le petit bout sera la.
Une des questions récurrentes et qui divise pas mal l'opinion est l'usage de la tétine.
A ce jour, mon problème n'est pas de savoir si je dois lui donner mais comment lui faire arrêter !^^
Il avait commencé à s'en passer mais l'épreuve du mois d'août avec la séparation de la famille n'a pas favorisé cet élan. Je me retrouve donc avec un petit bout qui considère sa tétine comme son doudou, aussi indispensable que lui et lui fait faire toute les activités qu'il fait.

A quoi sert la tétine ?

Image du Blog ancoco.centerblog.net

Un bébé a un besoin naturel et physiologique de téter pour le plaisir et la détente car le succion libère des endomorphines. Cela lui procure une sensation de sécurité. Si vous avez allaité votre enfant vous vous êtes rendu compte, tout comme moi, qu'un bébé a tendance à s'endormir après une tétée ou est beaucoup plus calme (en dehors du fait d'avoir comblé sa faim). 
La relation parent-enfant est aussi un des enjeux de la tétine les premiers mois. Les parents dépassés et stressés par les pleurs intenses de leur bébé ont une relation détériorée avec leur enfant. Ce-dernier est encore plus sensible au stress des premiers mois et ses pleurs ne se clament pas.
Enfin la tétine a un rôle dans l'acquisition des phases de sommeil et d'éveil, car elle lui permet de s'endormir plus sereinement et de développer l'auto-apaisement de notre enfant. 

Les inconvénients


Si elle est proposée bien trop tôt, elle peut compromettre l'allaitement et provoquer des prédispositions aux otites ou obstructions nasales. Forcément, il y a aussi le côté déformation des mâchoires, et un risque accrue de caries du fait de la sur salivation produite par la tétine.
Passons le côté nid à microbes^^
Enfin si la tétine est la solution magique pour faire taire l'enfant ou pour être tranquille, c'est lui apprendre la solitude plutôt que le réconfort des parents. Il associera sa tétine à un moyen de protection contre l'extérieur, ou toute situation stressante et aura encore plus de mal à s'en séparer. Elle deviendra indispensable à son équilibre dès qu'un obstacle ou une situation nouvelle se présentera. Et je ne parle pas de la période des colères et des crises, c'est loin d'être le moment idéal pour penser à lui retirer, car sa tétine lui sera essentiel dans ses instants.

                            

Comment arrêter?


Inutile de préciser que le sevrage brutal n'est en aucun cas la solution. C'est traumatisant pour notre enfant et crée plus de problèmes qu'autre chose, comme de nouvelles peurs infondées ou une perte de confiance. 
L'arrêt de la tétine doit être progressive, il faut trouver le créneau pour commencer, par exemple quand on voit qu'il commence à s'en passer de lui même pour jouer. 
Il faut lui expliquer et lui donner un délai pour l'arrêt de la tétine. Le féliciter pour chaque effort est primordial, même une sortie ou une demi journée sans tétine est un succès. Il doit être d'accord pour relever ces petits défis du quotidien.
Enfin, quand le moment est venu, on peut lui demander de mettre sa tétine dans une boîte à souvenirs, pour qu'il sache qu'elle est toujours là, malgré qu'il n'en ait plus besoin . 
Bon j'avoue que ces techniques marchent plus ou moins bien avec mon petit bout, la souffrance de la séparation et la violence associée le perturbent encore. 

La patience et la compréhension sont des facteurs clés à cette étape décisive pour notre petit ange. Mais surtout ne jamais revenir en arrière au risque de devoir tout recommencer et cette fois-ci cela sera encore plus difficile.

Moment délicat mais ne pas baisser les bras, même si en étant seule c'est difficile à gérer, je confirme^^
Persévérance!

mercredi 23 janvier 2019

La confiance en soi, comment lui donner ?

Me voilà confrontée à la période des crises de colère, des caprices, et en cherchant sur le net quelques conseils, je tombe à chaque fois sur les expressions "confiance en soi" et "estime de soi". Creusons un peu...
Quand on lit des articles ou des blogs sur l'IEF, ce qui en ressort c'est une capacité de l'enfant à avoir confiance en lui sensiblement plus grande que pour les enfants en parcours classique.
Mais l'IEF n'est pas une formule magique. La confiance en soi se travaille tous les jours, peut-être plus facilement en IEF sans la pression de l'école classique et la présence de la famille constante, et demande de toutes les manières beaucoup d'attention de la part des adultes.

L'estime de soi pour notre enfant passe donc par ce que nous lui faisons ressentir et comment il se perçoit à travers nos yeux. On doit lui apprendre à être fier de lui, à se voir de manière positive et prendre conscience de sa valeur.
Dans cet article je reviendrai sur la gestion des colères de notre bout'chou, gestion que nous devons maîtriser dans l'optique de l'estime et la confiance en soi.

La confiance en soi semble, avec la curiosité intellectuelle que développe l'IEF, rendre les enfants plus aptes à maîtriser la lecture et les mathématiques. (Source ScienceDaily).


Estime de soi et confiance en soi, synonymes ?


On a tendance à considérer ces deux expressions comme interchangeables, mais elles représentent deux concepts différents, même si l'un ne va pas sans l'autre. Il n'y a pas d'estime de soi sans confiance en soi et il n'y plus de confiance en soi si l'estime de soi diminue.
Avoir confiance en soi : l’évaluation réaliste et ponctuelle pour savoir si on a les ressources nécessaires pour affronter une situation particulière."Comme je pense avoir les capacités pour affronter une situation, je me sens en sécurité pour l'affronter, j'ai confiance en moi".
Estime de soi : jugement ou évaluation que l'on fait de soi-même en rapport avec nos propres valeurs.

La principale différence entre ces deux expressions est donc que la confiance se rapporte aux capacités et l'estime aux valeurs. 
Confiance = capable
Estime = valable 

Concept danois


Le "hygge" danois en famille c'est passer des moments de convivialité renforçant le sentiment d'appartenance. 
On teste également la zone de développement proximal, en d'autres termes laisser les enfants expérimenter sans les empêcher, mais tout en étant en sécurité. On les accompagne dans leur tentative, ce qui permet aux enfants de se sentir aux commandes, et il peuvent apprendre à gérer le niveau de dangerosité et de stress.  
Savoir exprimer ses sentiments et faire preuve d'empathie permet de renforcer encore le sentiment d'appartenance et augmenter sa confiance en soi. Quand on connait ses sentiments et que l'on sait les exprimer, on se sent beaucoup plus sûr de nous et pour l'enfant c'est la même chose.  
Le jeu dit "libre" sans consigne, permet d'améliorer la gestion des émotions et donc la confiance en soi, et l'estime de soi.


Phrases et attitudes à éviter a tout prix


Ne pas ridiculiser ou humilier son enfant = être dans la critique constructive
Ne pas le comparer dans le but de le faire se sentir incapable et donc ruiner sa confiance en lui = chaque enfant est unique et les capacités aussi, le développement est personnel et singulier pour chaque enfant.
"Laisse moi faire à ta place" = il faut laisser le temps à l'enfant de faire les choses par lui même, on doit s'organiser avec son rythme, même si on est débordé en étant maman solo. Remplacer par "tu pourras finir ceci quand nous rentrerons".
"Arrête de pleurer" = c'est lui faire croire que ses émotions n'ont pas lieu d'être, c'est lui faire refouler ses émotions et c'est ce qu'il y a de pire. On peut plutôt lui dire que l'on comprend qu'il pleure pour telle ou telle raison, en parler pour qu'il gère autrement une frustration par exemple.
"Tu dis n'importe quoi" = il faut le laisser s'exprimer sur ce qu'il a compris du monde qui l'entoure et lui dire "ce n'est pas tout à fait comme ça". Aucune parole d'enfant n'est une bêtise.
Eviter les réprimandes affectives du type "Tu es méchant, je ne t'aime plus" mais "Je n'accepte pas ce comportement, je ne suis pas d'accord".

Reconnaître ses capacités


Il faut donc aider son enfant à évaluer et juger ses capacités et ses compétences. En IEF, on ne peut pas forcement se comparer aux autres pour évaluer ses capacités par exemple. Donc c'est à nous de le guider pour le faire. On retombe sur le concept danois de la zone de développement proximal. 
Outre les attitudes négatives que je viens de décrire, l'attitude positive est à développer et à conserver. Il faut valoriser les efforts et les bons comportement pas seulement les résultats.
Même si on a tous déjà entendu "Il va prendre la grosse tête si tu le félicites trop", c'est primordial de le valoriser.

Encourager la curiosité, qui est un des piliers de l'IEF, est un moyen essentiel à la réussite de son enfant, au développement de sa confiance en lui. Par l'expérimentation, on apprend à se connaitre, à connaitre ses capacités, à se construire. 
Mais attention tout en sécurité ^^
Et surtout ne pas dénigrer l'échec et les erreurs. "Si on n'apprend pas à échouer, on échoue à apprendre".  Cette faculté de rebondir après une erreur ou plutôt une expérience (le mot est plus positif) peut s'apprendre avec le jeu des échecs, tout comme l'estime de soi (cf. article Le jeu des échecs en IEF)

Établir des règles permet de créer un cadre de développement sécurisant pour l'enfant, et donc d’accroître sa confiance en soi car il a un espace délimité pour tester ses capacités et compétences.
Le sentiment de sécurité est essentiel à la confiance en soi.
Confier des tâches à son enfant le responsabilise et lui donne confiance en ses possibilités.
Lui demander son avis lui fait comprendre que son avis est important et qu'il est considéré comme une personne à part entière, l'estime de soi augmente. Il apprend également à définir ses goûts et ses préférences, ce qui lui donnera de l'assurance quand il se retrouvera devant un autre enfant qui veut décider autrement. On ne peut pas soutenir nos choix face à quelque'un si nous n'avons pas confiance en nous, que nous ne nous connaissons pas nous même.

Gestion des colères et caprices


Anticiper les situations qui peuvent engendrer des frustrations ou des crises,  il faut le préparer à la situation et lui expliquer que s'il ne se comporte pas de la bonne manière il y aura des conséquences.
Evaluer les circonstances des colères, car notre enfant, même si c'est la période des colères, est sensible aux événements extérieurs et aux contextes. A-t-il sommeil, a-t-il faim? Est-il de mauvaise humeur?...
Un point important c'est d'accompagner physiquement les colères, le serrer dans ses bras pour le rassurer car il est aussi perdu que nous face à cette montée d'émotions. Le rassurer sur notre amour peut l'aider à diminuer la douleur de la colère et la faire passer.
Les punitions doivent être adéquats et clairement définies avant. Il sait la conséquence de son comportement. A son âge maintenant il est capable de parler avec nous de ce qu'il a fait et pourquoi il a été puni. On en profite pour lui demander comment il pense réagir la prochaine fois et l'aider ainsi à trouver le comportement qu'il doit adopter.
Accueillir les émotions, c'est-à-dire qu'il ne faut pas frustrer un enfant dans l'expression de ses émotions même si c'est en public. Mais on ne doit pas céder. Tout est dans l'art de la mesure et de la diversion. Réussir à détourner l'esprit de notre bout'chou sur autre chose n'est pas aisé dans un moment de colère mais c'est un des leviers dont nous disposons.
Surtout restez calme et détendue car on ne ferait qu'augmenter la crise, et nos enfants prennent modèle sur nous.
Encourageons-les lors d'un effort d'auto-contrôle, lorsqu'il ne cède pas à un caprice et valoriser la patience pour diminuer la frustration.


Deux ou trois commentaires positifs et constructifs tous les jours à notre enfant augmentent d'une manière durable l'estime de lui, renforçant le sentiment d'appartenance et de sécurité.


La confiance en soi et l'estime de soi sont essentielles à la construction de notre enfant, à son développement affectif et social. Ne sous-estimons pas l'importance des petites phrases et encore moins notre confiance en nous.
Ayons confiance en nous, mamans solo, pour donner confiance à nos enfants! Nous sommes un miroir pour eux!