mercredi 26 septembre 2018

Faire traverser une séparation à son enfant, fléau du siècle

Les séparations de couple avec enfant(s) semblent être le mal du siècle, le mal de notre génération. C'est un des éléments néfastes à notre société, compte tenu de la négligence vis-à-vis de "l'intérêt de l'enfant", comme le politiquement correct le nomme, et donc des futurs adultes qu'ils deviendront.
A la suite des deux derniers articles (cf. le jour où ma vie a changé et Cohabitation, trahison et rupture) celui ci aura pour sujet mon fils, son innocence mise à mal par un comportement égoïste.
Le père se dédouane de ses responsabilités, je prend la charge entière de mon fils, ce qui ne changera pas tellement des trois dernières années pour moi, mais pour lui comment va-t-il le vivre, le ressentir et quelles seront ses réponses face à cette situation ?

La protection de notre enfant

La première réaction de mon fils fut la peur et l'incompréhension, dirigées contre son père. Il se rapprocha d'une manière beaucoup plus forte de la personne qu'il considère comme celle qui le stabilise, le sécurise, sur qui il peut compter, moi sa maman.
Il est d'ailleurs reconnu, par des études psychologiques récentes menées par des spécialiste chez les enfants, que ces-derniers ont besoin d'une stabilité psycho-affective, ils ont besoin de relation permanente avec la figure d'attachement sécurisante, nous les mamans. (http://www.lenfantdabord.org/lenfant-dabord/lenfant-de-la-separation/)

La protection des enfants lors de séparation a fait un énorme bond en arrière, malheureusement, sur la base de la parité, et continue de régresser. Mais réveillons nous, l'enfant a seulement besoin de sécurité et d'avoir des points d'ancrage et de stabilité, pas d'une division du temps arbitraire pour satisfaire l’ego des pères.
Même la loi fait fausse route, ainsi que les magistrats prônant l'intérêt de l'enfant basé sur la parité mère-père mais jamais dans la considération de l'enfant comme un être à part entière doué de sensibilité et en plein développement psycho-affectif. Un enfant doit pouvoir, sans aucun stress ni crainte de la perte ou de l'abandon, se rattacher à sa mère figure de l'attachement primaire, et pouvoir s'appuyer sur elle pour se développer en pleine confiance. L'attachement mère-enfant perdure et est la base du développement cognitif, affectif et social de l'enfant. C'est cette vison que l'on oublie trop facilement et trop rapidement de nos jours.
La disparition du cadre de vie habituel de l'enfant pour satisfaire les desiderata des adultes qui l'entourent ne font qu'empirer le choses. Peu d'adultes accepteraient ce que nous infligeons à nos enfants lors des séparations et des décisions arbitraires qui suivent.

Une phrase d'un avocat résume l'esprit de tout ce concept fumeux et la violence faite aux enfant au nom de la loi
Question: "Mais si l'enfant de 3 ou 4 ans hurle quand il voit l'autre parent, qu'il ne veut pas y aller que les cris sont déchirants que l'enfant fait clairement comprendre que ce n'est pas possible pour lui, qu'il veut rester avec sa figure d'attachement, est-ce que cela est pris en compte, cette douleur et le mal qu'on lui fait subir?"
Réponse "Mais que ce soit un petit enfant ou même un ado qui ne veut pas aller voir l'autre parent, c'est au parent, qui en a la responsabilité, de le forcer. L'état émotionnel de profonde angoisse voir de peur de l'enfant ou ses désirs ne sont pas des excuses acceptables. Forcez le à y aller pour avoir des preuves que votre enfants revient traumatisé"

Mieux vaut guérir que prévenir quand il s'agit de la protection des enfants ? WTF ?
Merci la justice au service de l'intérêt de l'enfant...

Article à lire impérativement pour nous les mamans célibataires
http://www.enfant-encyclopedie.com/divorce-et-separation/selon-experts/considerations-particulieres-envers-les-nourrissons-et-les-tout 

Je revins à mon témoignage.
La seule chose a faire : entourer son enfant de joie et d'amour encore plus dans ces moments là, le détourner autant que possible de la situation sordide dans laquelle nous sommes. Il faut préserver sa sécurité émotionnelle.

C'est cet aspect qui est le plus terrible, le voir souffrir quand il est dépassé par une situation, même banale comme le refus d'un deuxième yaourt. Cela devient une souci par dessus lequel il n'arrive plus à passer. Et les crises de pleurs deviennent des moments vraiment dramatiques.

Pour nous, après quatre semaines, cela s'est tassé.
J'ai la chance d'avoir mes parents près de moi, ce qui a permis à mon fils d'avoir une figure paternel de substitution et permettre de gérer les accès d'énervement et de colère qu'il vivait sans qu'il sache d'où cela venait. On a pu préserver son univers sécurisant et la structure dans laquelle il grandissait déjà. Il est donc très entouré et baigné dans une atmosphère douce et sereine autant que possible.
Le rassurer en permanence est une obligation.

Et l'IEF dans tout ça ? 

Je dois bien l'avouer nous avons un peu abandonné les moments d'apprentissages et de travail dans "ses cahiers" qu'il aimait tant. Il n'était pas disponible pour se concentrer et je ne voulais pas perdre l'envie qu'il a toujours eu d'apprendre et de travailler. Nous le savons toutes quand on fait l'école à la maison l'important c'est l'enfant et non pas le nombre d'heures ou de pages de cahier qu'il aura étudiées dans une journée. C'est une autre façon d'apprendre respectueuse du rythme de l'enfant et c'est vraiment l'élément principal à préserver surtout quand nous traversons une crise de cette ampleur pour un bout de chou de trois ans.
Et j'ai bien fait, car à l'heure actuelle il est vrai que c'est de lui même qu'il revient à ses cahiers, à ses questions pour apprendre et à ses "pourquoi". Sa curiosité dirige ses question et non plus le besoin d'être rassurer (plus qu'à l'ordinaire) avec des questions comme "pourquoi tu m'aimes ?".

Nous avons fêter son anniversaire dans cette période douloureuse.
Nous avons essayé de miser sur le jouets, mais les livres qu'il a eu notamment un immense livre de français/anglais de R. Scarry, a retenu son attention. Il le feuillette en permanence et me demande souvent comment on dit en anglais tel ou tel mot quand on joue. C'est un livre magique on y découvre plein d'univers différents et cela ouvre la possibilité à pleins de question comme sur les métiers ou sur la nature. C'est une mine d'or et mon petit bout s'en sert comme tel. Ce livre est merveilleusement illustré, d'une manière douce et apaisante ce qui en fait l'objet parfait pour notre situation. Un objet de réconfort pour retrouver les habitudes d'apprentissage.


L'essentiel dans cette épreuve c'est de ne pas brusquer son enfant, de l'entourer de patience, d'amour et de présence rassurante. Nous aurons tout le temps après pour apprendre. Jouer avec lui et le faire jouer seul le fait s'évader et lui permet d'évacuer ce qu'il a sur le cœur, et lui redonne aussi l'envie d'apprendre.
Un enfant doit se sentir en confiance et en sécurité en retrouvant des habitudes, qui lui permettent de s'investir dans des apprentissages ou des activités sans que cela ne devienne une source de soucis supplémentaires.


Notre avenir, indissociable des relations inter-humaines, est dépendant de nos enfants et de la satisfaction de leurs besoins psychologiques et affectifs quand ils sont petits. Ce sont eux qui construiront la société de demain.

Alors Mamans célibataires, tout pour nos enfants, battons-nous pour eux et veillons sur eux autant que faire se peut!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire