Cinq mois ce sont écoulés depuis que j'ai posté mon dernier article, cinq mois où ma vie a pris un chemin que je redoutais mais sur lequel je me trouve maintenant.
J'ai fêter mes 30 ans cette année comme si cela avait été un signe = changement de dizaine et vie qui bascule. Ceci semble tout droit tirer un roman ou d'une série télé bien girly. Mais quand cela nous arrive c'est loin d'être aussi glamour et soutenu par de superbes musiques enthousiastes en fond musical... et passer d'une étape à une autre ne se fait pas aussi rapidement q'un épisode de 40 min
Maman célibataire de 30 ans....
J'avais une vie de mère au foyer assez traditionnelle, le père de mon enfant travaillant et moi m'occupant de l'éducation de mon enfant et de la maison.
Encore le lundi de la semaine où tout a basculé, je me laissai aller à rêver a notre avenir, les projets qui permettent de bâtir une vie, des projets qui prennent le temps de construire un avenir, une famille
Mais le mardi midi tout a volé en éclat avec quelques mots dit brutalement sans explication et sans avertissement (oui un panneau avec attention danger, virage dangereux, ou autre, aurait été fort appréciable avant tout ceci ^^)
La froideur, la distance mises pour cette annonce m'a anéanti, je ne reconnaissais pas la personne que j'avais en face de moi. C'était un étranger qui cherchai juste à me blesser en paroles. Comme si la situation dans laquelle il me jetait sans état d'âme ne faisait pas déjà assez mal, ne m'avait pas effondrée.
"C'est comme ça, désolé, je ne veux rien sauver, je veux être tranquille"
Après une crise de panique, une phase d'incrédulité, une phase de rage, une phase de pleurs, le sentiment qui a dominé c'est la trahison et celui d'avoir été dupée, menée en bateau, d'avoir été arnaquée et sacrifiée pour rien. Parallèlement un sentiment de protection pour mon enfant s'est accentué et mon instinct maternel s'est mis sur le mode le plus élevé.
Toutes les mamans célibataires le savent, le seul objectif c'est notre enfant, surtout quand le père se dédouane de toute responsabilité.
Les deux premiers jours mon esprit basculait en permanence dans l'irréalité de la situation (non ce n'est pas arrivé, notre famille n'a pas pu exploser aussi violemment) et se noyait dans un tourbillon de souvenirs de détails qui ne compte que lorsqu'ils n'existent plus comme des bruits ou des détails technique (j'ai acheté ceci pour notre dimanche en famille et maintenant ils n'existent plus ces dimanches familiaux).
Les souvenirs me frappaient le visage, le cœur, l'âme comme une tempête face à laquelle nous sommes impuissantes. Puis suivaient des moments de paix, ou juste de froideur vis a vis de la situation, me permettant de gérer les papiers, les démarches, les soucis matériels et d'organisation.
Mon souci majeur est que je suis maman au foyer ou plutôt j'étais (en écrivant ses lignes je met tous au présent comme si mon cerveau refusait encore d'admettre que cette vie était révolue), donc sans ressource avec un enfant.
J'ai sacrifié mes études pour lui et ma grossesse, je ne l'avais jamais regretté puisque je lui faisais confiance mais là je regrette profondément. Lui n'en a que faire de me jeter dans ce gouffre "c'est comme ça" répond-t-il.
Sur le coup nous avons envie d'oublier ces années vécues avec la personne qui nous a trahis. Mais quand la pression retombe on se rend compte qu'il est important de garder cette histoire quelque part en nous et cette épreuve gravée pour avancer et se construire dessus, grandir, évoluer.
C'est donc ce que j'ai fait et j'ai pu définir un "plan d'action", auquel je n'aurai pas penser il y a encore 5 ans.
La vocation de ma vie m'est apparue quand je suis tombée enceinte et ai tenu dans mes bras pour la première fois mon enfant. J'ai donc décidé de m'occuper des enfants, en tant qu'assistante maternelle chez moi pour continuer à m'occuper de mon fils pour lui faire l'école à la maison.
Puis dans quelques années quand mon petit bébé sera plus grand, étant donné le bagage universitaire que j'ai accumulé avant ma grossesse, je me tournerai vers l'enseignement.
Cet idéal de vie je le dois tout autant à ma mère qui a dédié sa vie à ses enfants et aux enfants des autres. Elle a été assistante maternelle aussi et aurait voulu être institutrice. Elle a été mon exemple, mon père et ma mère, leur couple, ont toujours été des exemples et un modèle de vie à suivre.
C'est pourquoi ma vie sera dessinée sur ce modèle de courage, d'amour et de volonté, dédiée à mon fils. Il mérite le bonheur après ce cataclysme.
Alors vive les mamans célibataires !
Dignité, courage, volonté, bonheur et amour de son enfant.
Voila notre devise!
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