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mardi 29 octobre 2019

Halloween, quelles activités en IEF pour les enfants de 4 ans ?


Cette année, pour ma petite tête blonde de quatre ans, Halloween prend une ampleur plus importante que l’année dernière. C’est une occasion de changer les habitudes, d’aborder des thèmes magiques, d’explorer un nouvel univers qui ne revêt sa cohérence qu’au moment d’Halloween.

Petit récap’ sur l’origine d’Halloween


C’était au départ une fête celtique qui marquait la fin de l’année et le début de la nouvelle, car à cette époque l’année se terminait le 31 octobre. Comme tout le monde le sait, les jours en cette période de l’année se raccourcissent et la légende voulait que ce fut à cette occasion que les fantômes rendissent visite aux vivants. Pour les faire fuir, les humains se paraient alors de costumes effrayants et se réunissaient pour faire la fête.
Les immigrés irlandais exportèrent cette tradition aux Etats Unis, qui là-bas est une fête presque aussi importante que la Noël chez nous.
Dans le monde du christianisme, la Toussaint fut instaurée le 1er novembre, pendant de la fête anglo-saxonne. On peut trouver une analogie dans le mot même d’Halloween, contraction de « All hallows eve », « le soir de tous les saints », donc la veille de la Toussait qui est la fête de tous les Saints.

La citrouille, symbole contemporain d’Halloween, remplace le navet de la légende de Jack’ O Lantern (Jacques à la lanterne), condamné a erré pour l’éternité dans les ténèbres, éclairé seulement par un peu de braises dans un navet creusé. La citrouille est plus facile à creuser (même si des fois cela devient un véritable tour de force de le faire ^^) et pousse à cette période de l’année. La couleur d’Halloween devint ainsi officiellement le orange.
Voila pour la petite histoire !

Vocabulaire et écriture


Comme à chaque occasion, un imagier et un recueil de vocabulaire sur le thème sont indispensables pour toutes les activités qui viendront, et surtout permettront à notre bout de chou de maîtriser plus de mots.
J’ai ressorti la fiche que j’avais réalisée l’an dernier sur laquelle il s’était surtout concentré sur les dessins. Maintenant ce sont les noms associés aux dessins qui l’intéressent car nous les retrouvons dans les comptines et les histoires que nous lisons.



Nous décrivons avec plus de précision ces personnages magiques et utilisons un vocabulaire plus riche en termes de description (nez crochu, chaussures pointues, robe rapiécée, …)

Quoi de mieux qu’une poésie, un poème ou une comptine chantée pour agrandir le vocabulaire et lui permettent de le retenir, tout en lui faisant travailler sa mémoire par la récitation de petits textes qui ont du sens.
J’ai opté pour une comptine un peu longue pour lui faire travailler les mots symboles d’Halloween (les retrouver, les déchiffrer, les recopier, jouer avec) et une comptine plus petite en anglais et en français.




Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas dans l’apprentissage formel d’une poésie comme à l’école ! 
Nous l’avons lu plusieurs fois ensemble et décrit les mots, nous les avons expliqués et avons dessiné ce qu’ils représentaient. Puis tout au long de la journée nous chantions une phrase par ci par là en rigolant et par magie le lendemain il la savait. On la chante dès que l’on parle d’Halloween.

Pour ce qui est des mots anglais, la pratique et la répétition sont primordiales, dès que nous voyons dans les journaux ou les magazines, ou à la télévision ou dans les livres les images que nous avons associées aux mots je lui pose des questions ou il me demande confirmation des mots anglais.

Ces comptines sont accessibles pour lui à tout moment de la journée et je le retrouve des fois avec ses fiches en train de les lire à ses peluches, ou alors inventer une histoire avec les mots.
Pour ce qui est de l’écriture, nous voyons les mots écrits des trois façons à chaque fois, pour qu’il puisse passer de l’une à l’autre sans difficulté, en fonction du support sur lequel il les verra par la suite.



Activités d’Halloween


Graphisme et numération peuvent être très bien adaptés au thème d’Halloween.
 J’ai réalisé une activité de tableau à double entrée que vous pouvez reproduire à l’infini et pour n’importe quel thème. Cela fait travailler la cohérence et concordance, le repérage dans l’espace.



La décoration de citrouilles d’Halloween et les dessins sont une mine d’or pour développer le graphisme qui leur servira plus tard à l’écriture cursive.
La notion de symétrie peut être travaillée également lors de la réalisation de ces décors car une citrouille en papier est propice à être pliée en deux et faire appréhender cette notion de symétrie à nos bouts de chou. Pour aller plus loin on peut alors leur demander de décorer une moitié de citrouille selon le décor que nous aurons déjà réalisé sur l’autre moitié (en symétrie).
On peut aussi leur faire discerner entre plusieurs citrouilles celle qui présente une symétrie et celle qui n’en présente pas (par exemple deux yeux en triangle ok mais un œil en triangle et un œil en carré, non)

On peut également proposer de découper des dessins et des illustrations dans les magazines (qui permet en passant de travailler la motricité liée à l’utilisation des ciseaux). On réalisera avec ces images un collage pour Halloween sur une feuille où nous aurons préalablement dessiner un cadre qu’il devra décorer en suivant les traits que nous aurons commencés. Nous travaillons ainsi les vagues, les ponts, …



La notion d’ordre des chiffres et de grandeur peut être abordée avec les sorcières, ou tout autre personnage d’Halloween ! C’est selon vos préférences.
Plusieurs sorcières sur un ligne : qu’est-ce que l’enfant voit (phase de description et réinvestissement du vocabulaire appris). Puis on peut demander où est la plus petite, la plus grande, quelle place occupe -t-elle ?



Des petites figurines en feutrines nous aident à toucher du doigt la décomposition des nombres, les additions ou soustractions.




Construction de décoration


Je réalise un patron assez grand de sorcière, tous les éléments séparés, qu’il devra découper s’il est à l’aise avec l’utilisation des ciseaux sinon c’est moi qui le fais. Puis nous installons tous les éléments une fois décorés selon ses goûts pour construire la sorcière. La phase de coloriage est délicate, c’est un bon exercice de dextérité, de suivi de consignes et de concentration ! Une fois le résultat satisfaisant nous passons à l’étape du collage avec tous les commentaires sur le fait que nous avons collés telle ou telle pièce à cet endroit, un peu trop haut, un peu trop bas, …




A chaque activité, il faut parler et lui faire décrire ce qu’il fait. Ouvrir une discussion, un dialogue lui permet d’exprimer ce qu’il ressent (peur, enthousiasme, étonnement, curiosité, …), ce qu’il voit et de lui donner de l’aisance et de l’assurance par la suite quand il effectuera d’autres travaux manuels et de l’assurance dans ses explications. Ce sont des clés que nous donnons à nos enfants en leur parlant de tout et en les sollicitant, des clés favorisant la confiance en soi pour qu’il ne soit pas démunis plus tard face à des situations où ils n’auront pas les mots ou ne posséderont pas les moyens pour se faire comprendre.

Nous pouvons aussi créer nos décos d’Halloween en feutrines, c’est une super manière. Je n’ai pas eu le temps cette année de le réaliser moi-même, j’ai trouvé dans un magasin, un petit kit pour fabriquer trois figures d’Halloween en feutrines, cela nous a pris une après-midi, un moment fantastique de rigolades et de plaisanteries. L’important dans tous les apprentissages c’est que l’enfant est heureux et veux de lui-même apprendre. Même en faisant un simple bricolage il apprend énormément de choses, certes pas formellement mais l’expérience et la manipulation, comme le soutient la pédagogie Montessori, sont le premier palier de l’apprentissage. L’enfant doit faire ses propres expériences et se construire son univers et ses représentation mentales avec le matériel que nous lui proposons.

Vient ensuite le temps de la cuisine et de la préparation de la soirée d’Halloween, il faut trouver des recettes évidemment réalisables par leurs petites mains, comme des sablés aux formes d’Halloween, ou un gâteau au chocolat que nous pourrons décorer avec les sablés ou des bonbons. Pour grignoter avec une potion magique (de jus de fruits) en entrée, quelques mini pizzas araignées ou momies, ou des gressins en forme d’os, un velouté de citrouille qui fera rire les enfants, un plat de pâtes vertes (mais chut nous ne dirons pas qu'elles sont aux épinards sinon le charme d’Halloween sera rompu ^^) surmonté d’une sauce tomate et de quelques yeux globuleux en mozzarella et olives.
Vous trouverez bien une recette qui vous plaira, enfin une recette qui plaira surtout à vos enfants et qu’ils auront envie de réaliser. Car leur laisser le choix, la possibilité de prendre une décision et d’être acteurs de la préparation rendra cette fête encore plus magique. Les apprentissages n’en seront que plus efficaces.

Deux mots : AMUSEZ-VOUS !
En IEF nous retrouvons notre âme d’enfant et c’est surement le meilleur moyen de donner l’envie à nos enfants d’apprendre, par bonheur et sereinement, à leur rythme.

Happy Halloween ! 


jeudi 1 août 2019

Do you speak English in IEF ?

Nous ne le disons pas assez mais l'anglais est primordial de nos jours pour presque tous les aspect de notre vie et surtout notre ouverture d'esprit et la découverte du monde !
Alors je viens, avec cet article, partager avec vous mon expérience d'une nouvelle méthode d'apprentissage de l'anglais pour les enfants de 3 ans jusqu'à 7 ans : KOKORO Lingua


Les écrans, les nouvelles technologies sont parties intégrantes de nos vies. C'est sur ce constat que la pédagogie se base, associée à la méthode Montessori.
Et quoi de mieux pour apprendre à parler anglais, pour nos enfant, que des enfants qui leur parlent anglais.
Rien de nouveau ? Que nenni !
Cette méthode a reçu une Médaille d'Or au Concours Lépine Paris International 2018. En effet, cette approche est unique en son genre, ce n'est pas simplement une vidéo passive passée en boucle, à l'image des souvenirs de nos cours d'anglais du primaire ^^


Les enfants partagent ici leur langue maternelle avec d'autres enfants à travers des vidéos hebdomadaires. Ces séances ne durent que 10 min chacune ce qui est un atout non négligeable pour les enfants et la concentration et surtout ne pas exposer trop longtemps leur esprit aux écrans.
Les vidéos sont partagées en plusieurs parties.
La première a pour objectif de se concentrer, de se mettre en condition pour recevoir au mieux ce que contient la vidéo, notamment avec des exercices de détente du corps et de l'esprit ("Brain gym"). Puis nous écoutons ("Listen") les enfants parler et nous parler, interagissant entre eux et illustrant leurs propos par des mises en scènes simples et joyeuses. Ensuite c'est au tour de l'enfant de répéter ("You turn") , s'il le souhaite.  Une partie complémentaire est faite des mêmes séquences mais avec les mots écrits sur l'écran pour les plus grands.
Pour terminer ("Let's relax") nous avons une séance de respiration et de médiation, et de rire.

Ce sont la mise en place de petits rituels rassurant, encadrant la séance qui favorise l'entrain et l'envie de l'enfant de découvrir d'autres vidéos et le mettre dans un état très positif vis a vis de la nouvelle langue, ce n'est plus effrayant.
Un autre aspect de la vidéo est qu'il y a une véritable ouverture au monde qui sensibilise à la diversité et à la beauté du monde.
Mon petit bout a commencé par la vidéo d'introduction , qui se focalise sur les mots de présentation. 

L'enfant est imprégné de bonne humeur et de joie, ce qui est un point essentiel dans l'apprentissage. Et comme par magie mon petit ange y revient tout seul, demande à revoir les vidéos, il veut que nous parlions anglais et même parle à ses peluches en anglais, chantonne les mots. Il me réclame chaque semaine la nouvelle vidéo, et veut regarder ses dessins animés préférés en anglais !

Le point important est qu'il n'y a pas de pression à mettre à l'enfant car les vidéos sont faites et pensées de telle manière que l'enfant apprend sans s'en rendre compte et ne le prend pas comme du "travail".
kokoro lingua

L'équipe qui a mis au point cette méthodologie a une conception de la vie qui jaillit sur les vidéos, le partage et la générosité ("Kokoro" veut dire cœur en japonais). Chaque abonnement acheté permet à un enfant, ou à une école en difficulté d'accéder à cet apprentissage.

Il est bon de savoir aussi que l'exposition précoce à des langues étrangères favorise le développement de certaines parties de nos cerveaux et permet d'être plus à l'aise par la suite pour l'acquisition de nouvelles capacités et de favoriser notre mémorisation future.
Les enfants présentent une période sensible qui leur permettent de s'imprégner de nouveaux sons, de les reproduire aisément et d'apprendre une nouvelle langue. Sans cette exposition, nos muscles et organes auditifs ne sont pas activés et stimulés, se réduisent et au final nous avons beaucoup de difficultés à entendre et reproduire certains sons.

Nous venons de finir la vidéo sur les couleurs. Après le premier visionnage, nous avons enchaîné directement, à la demande de mon petit gars, sur un atelier peinture comme dans la vidéo, testant les mélanges de couleurs, refaisant les dessins et bien sûr en parlant anglais. Il me posait des questions  répétait, je lui demandais une couleur en anglais et il devait me la montrer sur sa palette. C'est un véritable trésor cette méthodologie !
Nos enfants sont plein de surprises ! Laissons les découvrir le monde à leur rythme. Vive l'IEF !



Spolier alerte : La même méthode et approche linguistique est bientôt disponible pour ceux qui voudraient apprendre l'italien ! La vita è bella in IEF !

samedi 22 juin 2019

Quoi de neuf pour juin ?

Nous avons, en ce joli mois de juin, fêté les 24h du Mans (oui nous sommes une famille passionnée de sports mécaniques).
Pour ceux que cela n’intéresse pas, vous pouvez toujours créer votre propre tradition, fêter la nature ou tout autre chose qui vous passionne, organiser une excursion, une promenade à vélo, en forêt,... Les idées ne manquent pas en ces beaux jours.

Bon comme toujours, les moments propices à la connaissance et découverte ou à la révision sont nombreux en IEF.
Pourquoi ne pas s’appuyer sur les mots et chiffres qui composent "les 24h du Mans" pour travailler le graphisme des lettres et des chiffres, les sons des lettres et un son complexe "AN", qui en plus se retrouve dans Maman.
Avec les chiffres, nous pouvons revoir les bases des quantités, et de comparaison numérique.

Second pilier d'apprentissage de ce mois de juin, la musique... Hé oui le 21 juin c'était la fête de la musique.
Nous avons organisé un petit concert entre piano, batterie et guitare.


L'apprentissage du rythme passe par le jeu. Si vous êtes musicien comme moi, il suffit de jouer une petite mélodie simple à la guitare par exemple et laisser son enfant s'imprégner de la musique. Le rythme lui vient naturellement, il le reproduit sur sa batterie ou avec un bâton de pluie ou juste deux morceaux de bois qu'il frappe l'un contre l'autre.

Vient après la pratique, quelques notions théoriques sur les notes. Non non ne vous inquiétez pas, je ne parle pas de solfège ici !

Exemple d'une séance de graphisme et de lecture

On va surtout jouer encore sur le graphisme des notes : ronde, blanche, noire, croche, double croche, mais aussi clé de Sol, clé de Fa.
Entre les blanches et les noires, nous travaillons le coloriage et le respect de la consigne : ne pas dépasser du cercle.
Enfin ce qui est génial c'est le nom des notes ! Hé oui des sons à la construction simple, seulement deux lettres. L'enfant comprend aisément la formation des syllabes et les sons que les lettres peuvent produire ensemble (on est d'accord il nous faut quelques séances !), tout comme les notes ensemble forment une musique.

Le modèle de portée et l'ordre des notes dans la gamme avec code couleur

Dernière petite activité, la portée. Elle contient cinq lignes (hop révision de la numération et du décompte), puis le classement des notes selon un ordre précis et un code couleur qui sera repris dans las partitions futures. Chaque note est associée à une couleur de l'arc en ciel. Une fois que les notes et l'ordre auront été intégrés, nous pourrons tenter de se concentrer seulement sur le nom des notes sans le code couleur pour les ordonner à nouveau dans la gamme.


Deux jeux de notes, avec et sans code couleur et une grande clé de sol pour apprendre le tracé
Une portée vide que l'on complète avec les notes repositionnables ci-dessus

Le monde de la musique est une mine d'or pour les apprentissages fondamentaux et permettent à l'enfant aussi de suivre des règles, d’apprivoiser le concept d'ordre et d'harmonie qu'il faut respecter quelques fois pour donner un résultat merveilleux : un morceau de musique, une mélodie.

A vous de jouer! Viva la Musica et vive l'IEF !

jeudi 18 avril 2019

Pâques et activités printanières 2019 en IEF

Mon dernier article sur le printemps de 2019, se termine avec les activités autour de Pâques.
Comme à chaque fois je commence par déterminer le vocabulaire associé à l'événement et je me base dessus pour faire mes activités.
Je me concentre sur les mots lapin, poussin, poule. Trois mots qui contiennent  la même construction pour les sons "IN" et "OU".On ajoute aussi le mot pâques, évidemment.

Les mots


On va déjà apprendre à dessiner un lapin. Passer par le dessin et le jeu sont des fondamentaux pour l'apprentissage et surtout pour mon petit bout qui adore le dessin.
On regroupe plusieurs livres sur le thème et on commence à comparer les illustrations des lapins et les polices d'écriture. Il a à sa disposition une fiche avec les différentes formes d'écriture de chaque mots et c'est comme un jeu de "cherche et trouve" mais avec les mots.



On détermine les attributs du lapin, faciles à reproduire : une tête, un gros "bidou", une queue touffue, deux grandes oreilles et des petites pattes. Je dessine un modèle puis il s'entraîne, en énumérant ce qu'il dessine.

Passons à l'écriture du mots.
On va décortiquer les sons que l'on entend, méthode à privilégier. Il ne faut pas énumérer les lettres mais les sons quelles font et quelles forment entre elles.
Pour "LA" on entend le son "leu" et le son "a". Et ainsi de suite. Puis on note les lettres qui forment ces sons.
Petit détail pour qu'il sache et retienne l'image du mot, le nombre de lettres, la première et la dernière lettre, on passe par l'illustration du train et des wagons lettres.



Pour les autres mots on fonctionne de la même manière et surtout on compare les sons que l'on retrouve dans les mots. Et ainsi notre enfant intègre l’organisation des lettres et ce qu'elles peuvent former comme sons lorsqu'elles sont associées.
J'ai aussi fait une petite liste de mots simples qu'il connait et où l'on retrouve les sons appris.




Autre astuce pour réviser les mots sans qui'l ne prenne cela pour du travail :
sur les livres que nous avons à la maison sur Pâques ou sur les animaux, nous nous amusons à coller des autocollant avec les lettres pour former les noms des animaux que nous voyons. (Ok il faut beaucoup d'autocollants car la moitié se perd ou se colle partout sauf sur le livre ^^)

Pour développer le vocabulaire sur le printemps, je me base sur la poésie qui est pleine de nouveaux mots et de phrasés rythmés qui plaisent énormément à mon fils. Il est très attentif aux mots dans ces instants-là et on peut aisément en discuter.
J'associe bien évidemment les nouveaux mots à des images que j'ai sélectionnées auparavant.




Le temps qui passe


Le printemps et Pâques permettent d'illustrer le temps. En effet à cette saison tout repousse et cela demande du temps. On peut ainsi rendre tangible et manipulable la notion de temps qui passe.

Plantation

Nous avons donc décidé de mettre à germer des graines de lentilles et de voir ce qu'il se passait comme nous avons pu lire dans les livres empruntés à la médiathèque au début du printemps.
L'intérêt supplémentaire de cette expérimentation est de respecter la règle de l'arrosage et d'en tenir le calendrier (noter les jours, donc révision des nom des jours de la semaine).






Avant/après

Pour bien poser la notion de temps avec les termes de références Avant/Après, je me suis basée sur la vie du poussin , avec l'éclosion de l’œuf, ce qui est bien dans le thème de Pâques et est très facile à se représenter pour notre enfant. Là encore la notion de temps devient tangible et visuelle.
Je suis aussi revenue sur l'ordre des étapes des plantations.




La numération 


Retour sur la numération avec les décors des œufs
- soit donner des indications pour décorer les oeufs comme trois étoiles, deux ronds, ...
- soit demander de colorier un nombre précis d’œufs sur une ligne où il y en a plusieurs





Voila quelques idées d’activités pour les fêtes de Pâques à faire avec vos enfants en IEF, et réviser les notions de bases en s'amusant !
Bonnes fêtes de Pâques et n'abusez pas des chocolats!^^

vendredi 29 mars 2019

Activités du Printemps 2019 en IEF

Le Printemps est ma saison préférée car la Nature s'éveille et c'est l'un des meilleurs moments pour l'appréhender. Hé oui il ne fait pas trop chaud ni trop froid, tout renaît et nous pouvons contempler la Nature changée et se parée de ses plus beaux attraits.

J'ai donc basé toutes mes séances de travail sur le Printemps. Un thème commun qu'il retrouve dans toutes ses fiches lui facilite l'apprentissage et la concentration et surtout l'envie de découvrir. Il n'est pas facile de donner la motivation nécessaire pour travailler un peu alors qu'il fait beau dehors !
Mais l'exploration de tous les secrets du printemps est un bon moteur pédagogique et de curiosité.

Dans mon dernier article "Le printemps est arrivé et les poètes avec", je citais deux activités que j'avais mises en place pour le jour du Printemps.
Dans cet article-ci je vais vous en proposer d'autres que vous aurez loisir à modeler selon vos propres envies et inspirations du moment.

La numération


Il s'agit ici de faire connaître et apprécier les quantités jusqu'à 5, compter sur les doigts et comparer.
Le thème du nid d'oiseau et des pommiers (Bon on est d'accord c'est pas vraiment la saison de pommes! mais c'est un fruit qu'il adore donc je m'adapte^^) sont connus par mon enfant par la lecture des livres sur le saisons et les promenades en Nature. J'ai proposé deux approches différentes et complémentaires, la monotonie des activité n'est pas le meilleur allié en IEF !

Les pommiers




On peut remplacer les pommes par les fleurs des arbres fruitiers et même faire une activité complémentaire associée à la croissance d'un fruit.
Quand ils ont acquis le principe que la fleur donne un fruit, nous pouvons refaire des "hauts d'arbres" avec des fleurs et lui demander d'associer le bon nombre de fruits avec le bon nombre de fleurs dans l'arbre.


Le nid d'oiseau

Je note les chiffres dans les carrés blancs, comme ceci je peux changer l'ordre, car s'il réalise toujours la même fiches il apprendra beaucoup plus vite a retenir l'emplacement des chiffres que le chiffres lui même. Eviter tout de même de changer trop souvent, il doit avoir le temps de se familiariser les chiffres. 



Les lettres


Pour apprivoiser les lettres de l'alphabet, les manipuler et les apprendre, au lieu d'acheter un alphabet mobile tout prêt (et qui a son prix^^) j'ai collecté beaucoup, beaucoup de bouchons de bouteilles d'eau, de préférence de même couleurs. 
J'ai ensuite inscrit chaque lettre de l'alphabet sur un bouchon et répéter l'opération autant de fois que nécessaire. Puis j'ai rangé tous les bouchons dans une boite en carton où j'avais préalablement fabriqué des petits casiers en papiers. Vous pouvez voir le résultat ci-dessous. 

Mon petit bout'chou n'a plu qu'à trouver les lettres correspondantes au mot que nous étudions pour l'écrire et découvrir les lettres et sons associés. 
Ici je vous ai mis en exemple la fiche avec le mot PRINTEMPS. On peut utiliser les mots arbres, fleurs, poussin, graine, oiseau, nid, vert, soleil, plante, feuille, ...tout ce qui se rapporte au Printemps.




Activité pour la motricité fine


Voila quelques idées d'activités manuelles :





Voila qui conclut mon second article sur le Printemps, la suite des activités au prochain numéro !
Le Printemps est une source d'inspiration presque inépuisable.
Vive le Printemps en IEF !

jeudi 17 janvier 2019

Le jeu des échecs en IEF

Noël a été le moment de la découverte des échecs par mon bout de chou, il a vu sa tante et son grand-père jouer pendant une après-midi. Il s'est interrogé et observé le jeu, puis a demandé à son grand-père de jouer avec lui. Alors ils ont fait une partie d'échecs tous ensemble et depuis chaque après midi, il demande de sortir le grand jeu d'échecs pour que son grand-père joue aux jeu des rois et reines. On lui a donné un petit jeu d'échecs mais ce n'est pas la même chose.

Dans cet article je vais parler des avantages du jeu d'échecs pour le développement cognitif et émotionnel de notre enfant et aussi quelques pistes pour leur apprendre dès 3 ans à s'initier aux échecs. Il faut savoir que la fédération française d'échecs promeut l'initiation aux échecs en maternelle.


 


Les bénéfices de jouer aux échecs pour notre enfant 


Repérage dans le plan car les cases de l'échiquier sont toutes réparables par une combinaison de chiffres et de lettres comme à la bataille navale.
Repérage dans l'espace avec des échiquier muraux.
Apprentissage de la numérotation (j'explique dans le paragraphe ci dessous)
Sur le plan intellectuel, le jeu d’échecs favorise le développement de la mémoire, la concentration, l’imagination et la créativité, l’anticipation, la motivation personnelle avec courage et volonté pour continuer à jouer malgré les défaites.
Savoir analyser des situations et résoudre par soi même les problèmes donc développement de la pensée logique, l’indépendance et la prise de décisions

L'aspect social et relationnel est important aux échecs:
Respecter les règles et autrui, la politesse, accepter la défaite et se comporter de façon adéquat.
Il apprendra aussi la patience et donc le contrôle de soi.
Développer la relation avec son enfant : déjà en lui apprenant à jouer et en jouant avec lui mais aussi en extrapolant, si il devient accro aux échecs et participe à des tournois il aura besoin de notre soutien aussi ^^

Comment initier les enfants aux échecs


Il est vrai qu'il est plus courant et sûrement plus aisé de commencer à initier les enfants à ce jeu vers 5 ans, là où l'attention est plus importante et la compréhension des consignes complexes possible.
A 3 ans, on doit faire preuve de plus d'imagination pour jouer aux échecs avec eux et commencer leur apprentissage. Voila quelques idées.

On peut leur apprendre :
- le nom des pièces
- la place des pièces sur l'échiquier en deux groupes

On a tout intérêt à lier ces deux items à une histoires de chevalier par exemple : deux royaumes qui s'affrontent. Le fait de concilier l'imaginaire de l'enfant avec une histoire et la réalité des pièces de jeu, lui permet de mémoriser plus rapidement et efficacement toutes les pièces et leurs fonctions même si pour l'instant on ne parle pas des déplacements sur le plateau, à proprement parler.


Pour notre histoire, on s'appuie sur les caractéristiques physiques des pièces.
Le roi (qui a une croix sur sa couronne) et la reine (avec sa couronne simple) restent ensemble, ils ont chacun à côté d'eux un ami le fou qui rigole tout le temps (il a comme un sourire). Pour les défendre ils ont des chevaux et des tours, ces dernières protègent l'angle (permet de réviser le principe de coin).
Enfin pour protéger toute cette famille ou royaume, nous avons une ligne de pions/soldats.
Chaque royaume a le même nombre de pièces et ils s'affrontent sur la plateau de jeu.

On peut utiliser le conte du château tout blanc et du château tout noir.
http://yvan.raymond.pedagog.free.fr/pageprojets/jeu%20d%27%E9checs/Conte%20%E9checs.htm

Concernant le plateau, on lui fait remarquer que chaque ligne a un nom : soit un chiffre soit une lettre. On peut donc lui apprendre ou lui faire réviser l'ordre des chiffres et l'ordre des lettres.
On lui fournit un plateau de jeu vierge en demandant de retrouver les noms des lignes.
Il intègre le concept de lignes, colonne, diagonale, en déposant sur le plateau en lignes, puis en colonne puis en diagonales, tous le pions, selon la consigne que je donne. La manipulation permet d'appréhender et retenir ces premières notions de géométrie.
C'est aussi l'occasion de revoir les formes basiques carré, triangle, rectangle, rond avec le placement des pièces sur le plateau, même si cela n'est pas le but premier.

               

Quand il est a l'aise avec la représentation du plateau et a compris le principe des lignes, on essaye de commencer à leur apprendre le nom des cases en partant de chaque côté du plateau (repérage spatial).
Cela demande un peu de temps et de patience, il est possible de l'entraîner en lui indiquant le nom formé par la lettre et le chiffre de la case et en lui demandant d'y coller des gommettes.


Les enfants de 3 à 5 ans environ ne peuvent pas mener une partie entière évidemment. Donc au début, on peut jouer qu'avec deux pièces puis augmenter le nombre à quatre pièces par exemple, etc.
De plus, la numérotation se travaille en donnant une valeur relative aux pièces ce qui évite de devoir aller jusqu'à la fin de partie en échecs et mat . Si je te prend un tour qui vaut 5 et que toi tu as ris un cavalier qui vaut 3 qui a gagné ?

N.B. :  une telle partie où les pièces possèdent une valeur relative est dite partie nulle, en termes officiels. Il s'agit d'une partie, où l'on partage les points par accord entre les joueurs ou manque de pièces, pour aller jusqu'à une victoire d'un des deux joueurs.

Bonne découverte de ce jeu fabuleux avec votre enfant !

vendredi 16 novembre 2018

L'auto-contrôle en IEF

J'ai déjà abordé plusieurs fois le thème de la gestion des émotions et des crises ou caprices de notre enfant.
Les enfants de trois ans nous semble déjà grands, surtout en IEF où leur éveil et leur compréhension du monde est immense (j'en suis toujours étonné d'ailleurs). On leur prête alors des compétences qu'ils n'ont pas forcément comme l'auto-contrôle.
C'est ainsi que pour la gestion des émotions ou des caprices on se dit que c'est fini nous avons dépassé la crise du "Terrible Two" (cf. article "Terrible two... sos"), nous avons un moment de répit avant... soyons optimistes .... la crise d'adolescence. Mais la frustration et les impulsions d'un enfant de trois ans arrivent à grands pas. Et si on accepte plus facilement l'existence des crises de colère ou de caprices des très jeunes enfants, on comprend beaucoup moins celles d'un enfant plus vieux (3 ans par exemple) et notre patience s'épuise d'autant plus vite. On arrive aussi à l'âge où l'enfant veut montrer son indépendance et tester les limites des figures d'autorité.
Difficile de s'y retrouver et de savoir comment réagir.

Je suis en plein dedans, d'ailleurs pendant la rédaction de cet article j'ai du gérer plusieurs crises... bon d'accord cela donne matière à réfléchir et enrichit mon expérience^^ enfin je me passerai bien de quelques crises tout de même!
Alors qu'il y a quelques mois tout allait bien quand nous attendions notre tour au boulanger ou quand nous faisions les courses, il était patient et écoutait le consignes, maintenant il s'impatiente rapidement. Il ne veut ni se calmer, ni écouter ce que l'on propose. La fin des activités est de plus en plus difficile. Par exemple, on le fruste sur son envie de jouer pour aller dormir ou pour passer à table et là on découvre des cris et des hurlements que nous n'avions encore jamais entendu..... Que faire pour aider notre bout de chou à contrôler ses émotions ?

Impulsivité et auto-contrôle 


L'impulsivité selon la définition du dictionnaire caractérise la tendance à agir de manière irréfléchie, comme poussé par une forces irrésistible (les impulsions enchevêtrées dans les émotions),on l'associe généralement à un caractère colérique et/ou capricieux.
L'enfant impulsif attend que ses désirs et besoins soient contentés immédiatement lorsqu'il en formule la demande, et n'accepte pas le refus. Il exprime alors sa colère de façon inadaptée.

L'auto-contrôle est donc la maîtrise de cette impulsivité tant au niveau corporel qu'émotionnel.
Il est très important de le développer pour permettre à l'enfant d'affronter toutes les situations de la vies, et de savoir comment s'adapter et adapter son comportement. Son habilité à s'auto-contrôler lui permet aussi de régulariser ses relations avec autrui, se faire des amis, bien s'entendre avec eux, donc être sociable.

Les causes


Les  causes de l'impulsivité à cet âge est surtout le manque de maturation du cerveau (cortex frontal, celui gère les réactions) ne permettant pas la gestion des émotions provoquées par les situations dans lesquelles il se trouve, ou face à ses besoins et désirs. 
L'enfant devient autoritaire à 3 ans, lui permettant de montrer la conscience et la représentation qu'il a du monde autour de lui. Elles sont centrées sur lui. Il a le besoin de s'affirmer mais aussi savoir qu'il y a des limite, ce qui le conduira à développer son auto-contrôle. 
L'impulsivité peut être le fait d'enfant voulant attirer l'attention, ils veulent faire rire, être aimés et donc ont du mal à se taire ou alors à écouter. Ils peuvent apparaître comme des "insolents" en coupant la parole ou en parlant en même temps que d'autres personnes.
Vous pourrez remarquer que ces comportements ont tendance à être plus nombreux quand ils ont faim, qu'ils sont fatigués ou qu'ils sont mis dans des situations nouvelles ou présentant de nombreuses stimulations.


Comment l'aider et comment se comporter ? 


Le point important c'est qu'il faut leur permettre d'exprimer leur agressivité liés à leur impulsivité car rien n'est plus dangereux que des sentiments refoulés. On doit donc les accompagner dans la compréhension et la gestion de leurs émotions.

  • Positivons :

Il faut formuler les consignes de manière positive c'est-à-dire ne pas mettre de négation : "ne cris pas" devient "parle doucement".
Renforcez les bons comportements, l'auto-contrôle.

  • Concentrons-nous:

Lorsque vous parlez à votre enfant (en-dehors des moments où il est en colère et inaccessible à vos paroles), pour développer sa capacité de concentration, demandez lui de vous regardez dans les yeux. Au départ cela le fera rire et il s'amusera à faire tous sauf vous regarder, mais il faut continuer. Cela lui permettra de se reconcentrer lorsqu'une crise arrivera, voir de pourvoir vous écouter contrairement aux autres fois et répondre positivement à votre tentative d'attirer son attention sur autre choses que sur ce qui le contrarie.

On peut essayer aussi de passer par le jeux comme les jeux d'équilibre qui l'oblige a être clame et à se concentrer pour arriver au résultats et non pas de s'énerver et de laisser échapper des gestes brusques.
On peut aussi jouer à la statue, en mettant une musique entraînante pour danser et lorsque l'on stoppe la musique, il ne doit plus bouger, comme une statue. C'est le même principe qui régit le jeu de "Jacques a dit" ou "un deux trois soleil"

  • Parlons-en:

Agissez face à une situation de crise en minimisant les paroles, deux phrases et non un discours trop long, qu'il n'écoutera pas et qui risque de faire s'envoler en fumée votre patience.
Aidez le à nommer les émotions qu'il ressent et à exprimer la situation dans laquelle il se trouvait et ce qui a causé sa colère, frustration, déception...

  • Calmons-nous:

Enseignez lui des moyens de se calmer (cf. article "yoga et les bienfaits pour un enfant") en revenant sur la crise, et en lui apprenant à voir les signes précurseurs d'une crise, de les identifier et donc d'essayer de se clamer avant.
On peut accroître sa tolérance à la frustration = augmenter progressivement le temps d'attente vis a vis d'une demande. On peut utiliser un repère visuel sur l'horloge ou un sablier.
Cet exercice lui permet de se rassurer lorsqu'il s'impatientera face à une situation ultérieure et ainsi désamorcer sa colère ou impulsivité.
Enfin on peut développer sa capacité à se calmer avec le contrôle de la respiration en trois temps : prononcez le mot stop (main devant soi), le faire inspirer (remplir son ventre d'air) puis expirer (vider son ventre d'air ). le faire autant de fois que nécessaire. on remarquera que les techniques que nous inculquons à notre enfant sont les mêmes que pour s'auto-contrôler en tant qu'adultes ^^.

***

Je ne vous cacherai pas que les résultats sont très longs à venir. Nous sommes engagés avec notre enfant dans un parcours d'endurance et persévérance, mais l'acquisition de l'auto-contrôle par notre petit ange lui est vital pour affronter la vie et établir de bonnes relations avec le monde qui l'entoure.
Plus les jours passent et plus nous nous rendons compte que le futur de notre enfant repose donc sur ce que nous lui transmettons et comment nous lui transmettons.

Un long et laborieux chemin mais un merveilleux voyage !

mardi 13 novembre 2018

yoga et les bien faits pour un enfant

Je ne suis pas d'une très grande nature sportive, mais j'aime faire quelques exercices de gym ou de yoga. C'est donc tout naturellement que j'ai commencé à faire participer mon enfant dès la rééducation après la grossesse. J'ai pu trouver près de chez moi une sage femme pratiquement le yoga et qui l'adapte à la rééducation post-grossesse. J'y allais avec plaisir avec mon enfant, c'était un moment privilégié et coupé de l'agitation de la vie quotidienne et renforçant le lien d'attachement entre notre enfante et nous. Pour cette raison, j'ai voulu continuer à pratiquer le yoga et le faire pratiquer à mon fils.

Les bénéfices


Notre petit bout de chou gagne en souplesse et en maîtrise du corps et des mouvements. Il prend aussi beaucoup de confiance en soi. Ce n'est pas un secret plus nous sommes à l'aise avec notre corps et sa maîtrise plus notre confiance en nous est grande. Elle nous permet d'affronter beaucoup de d'aléas de la vie et de développer la curiosité et l'envie de découverte.
Sur le plan émotionnel, la gestion du stress peut passer par le yoga, la gestion de ses émotions, apprendre à les contrôler et les apaiser. Et évidemment... canaliser le trop plein d'énergie ^^
Les activités physiques yoga et gymnastique débutent sous forme de jeu, souvent à des moments où notre enfant est assez énervé, ne se canalise sur aucune activité. La pratique du yoga permet, comme pour les adultes, de se concentrer sur son corps et de calmer l'esprit. En effet l'enfant veut tellement pouvoir contrôler son corps pour réaliser les postures de yoga (adapté aux enfants évidemment) que toute son énergie passe dans la concentration et il peut retrouver son calme (oui quand une séance se passes sans accroc dans un monde idéal ^^...).

Comment pratiquer ?


Puis pour les deux ans de mon enfant, ma sœur m'a offert un livre pour la pratique du yoga avec les enfants.
                                                                 

Ce qui est génial avec le livre "le yoga de Kika" d' Anne Terral et Ulrika Dezé, c'est qu'il est fait comme une histoire à raconter avec les différents chapitre correspondant aux étapes d'une séance de yoga.
On privilégie les jeux ludiques comme imiter les animaux ou des choses qui sont dans la nature (par exemple les arbres, les fleurs,...). L'imaginaire est très important au yoga, déjà pour les adultes lors des temps de relaxation avec ces phrases types "imaginez vous sur la plage, dans une forêt,...". C'est tout naturellement que l'on va baser une séance de yoga pour les enfants sur leur imagination, l'associer à des fiches de postures en parallèle avec les animaux. Un beau jeu a été édité sur ce thème 



Avant la séance et après la séance on peut essayer de lui faire prendre conscience de sa respiration allongé sur le dos, avec un ballon par exemple sur le ventre. Ce n'est pas toujours couronné de succès, on a souvent beaucoup plus de fous rires que de méditation mais rire reste le meilleur moyen de se détendre. Après être bien détendu on peut essayer de se concentrer sur les postures ou sur l'activité suivante, comme de la médiation avant de passer à des occupations plus studieuses (ou moins^^).

On peut pratiquer grâce à des cours donnés pour les enfants uniquement ou alors pour enfants et parents. Il n'y a que l'embarras du choix sur le web, et aussi se renseigner au niveau des activité de votre commune, des associations.
On peut aussi trouver des vidéos sur internet permettant de découvrir le principe de méditation pour les enfants. Un des nombreux exemples m'a été présenté par l'animatrice du lieu d'accueil enfants-parents (moments de rencontres, jeu, partage entre familles) que je côtoie. Les vidéos sont tirées du livre "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline Snel.





Il ne reste plus qu'à tester vous même le yoga avec votre enfant ! si ce n'est pas déjà fait !
L'IEF permet de tester et de lier tellement de façon d'appréhender la vie et d'apprendre et d'évoluer !
Vivons la vie !

mardi 30 octobre 2018

Halloween...

C'est la première année où l'on peut fêter réellement Halloween avec mon petit ange car il peut comprendre pas mal de choses et de concepts liés à cette festivité sans forcement avoir trop de peur qui surgissent.
Plus les années avanceront plus les préparatifs seront riches en activités. Mais pour l'heure pour un bout de chou de trois ans nous avons pas mal de choses à expérimenter et à vivre!



La maison et l'ambiance Halloween...


Il est habitué avec les trois Noël déjà passés, et ses anniversaires, et Pâques, que nous décorions la maison pour les moments spéciaux.
Et Halloween, à l'instar de beaucoup d’événements, commence par les préparatifs de décoration.
Comme vous le devinez je fais participer ma petite tête blonde à la déco en lui permettant  de décider quel objet nous mettons sur tel ou tel meuble. Les ornementations des fenêtres c'est lui qui les pose et les décolle et les repositionne (bon j'avoue que quelque uns ont souffert à force d'être décollés et recollés une bonne cinquantaine de fois dans la journée^^!)
Mais quelle joie pour lui (comme pour moi) de la voir participer et prendre des initiatives, poser des questions. Il se sent complètement acteur de notre vie, et ceci c'est un sentiment précieux à cultiver pour son futur et son autonomie et sa confiance en soi.
Evidemment nous passons aussi par les dessins qu'on peut lui demander de faire pour décorer la maison, après avoir lu quelques livres et qu'il ait intégré les notions principales des personnages clés d'Halloween comme la citrouille ou la sorcière (cf paragraphe ci-après).
Nous avons acheter une superbe citrouille ou plutôt un potimarron (cela reste dans la famille des courges ^^) pour la creuser, et la sculpter en une tête plutôt sympa pour Halloween. Une activité intéressante pour notre enfant qui nous aide à dessiner les yeux et contemple avec joie le travail fini et illuminé par une bougie.

Les lectures et les apprentissages


J'ai dégoté dans les cartons pleins de nos anciens livres d'enfant, chez mes parents quelques petites lectures sur le thème d'Halloween.
Rien de tel que des livres pour asseoir les nouvelles connaissances de notre petit bonhomme et lui donner accès à une première approche de cette fête, tout en lui permettant, par lui même, de feuilleter les livres, par la suite, et de poser des questions.


J'ai saisi l'occasion des lectures pour lui présenter une fiche de mots clés liés à Halloween avec des illustrations différentes de ses livres. Ce dernier point lui donne la possibilité d'associer beaucoup d'informations et d'images différentes à un même mot. Il retient ainsi les signes distinctifs de chaque élément et peut reconnaître des éléments de la même famille en recherchant les caractères analogues.

Petit aparté: c'est une première approche de la cladistique et de la taxonomie en biologie qui régissent notre conception et organisation du monde que l'on intègre et assimile dans la culture générale.
On range dans des boîtes des éléments présentant au premier abord des caractères analogues. Nous classons tous les aspect de notre monde.

Revenons à notre fête d'Halloween...
Les connaissances des spécificités de chacun des constituants de cette fête permet de lui faire faire des dessins de ces derniers en l'accompagnant et en posant des questions. L'apprentissage passe par la main et le fait de reproduire par souvenir est un des moyens très efficace de retenir des notions, et on perfectionne sa motricité fine.


On peut également créer des fiches par mot clé en lettres capitales afin qu'il puisse les reproduire, dans l'idée des fiches "prénom" de l'article Première approche des lettres en IEF.

La cuisine !


Encore un moment de complicité et de confiance en soi pour notre enfant.
J'ai décidé de tenter les fameux doigts de sorcières pour grignoter au goûter tout au long de la semaine précédent Halloween.
Le petit est sans conteste le premier au plan de travail avec son tabouret pour m'aider !
On lui mesure les ingrédient et on lui fait faire la pâte. Petite révision au passage des ingrédient et des quantités.
On lui prépare une petite fiche récapitulant la recette, histoire qu'il puisse se repérer et qu'on le teste sur ses connaissances tout en s'amusant !

Recette 

515 g de farine
215 g de sucre glace 
120 g d’œufs
310 g de beurre 
4 g de fleur de sel 
85 g de poudre d’amande.

Crémer le beurre pommade avec le sucre glace, puis ajouter la poudre d'amande et la fleur de sel, puis les œufs et en dernier la farine tamisée. Ne pas trop travailler la pâte. La faire se reposer au frigo. 
Pour la cuisson, façonner des doigts avec la pâte, mettre une amande à une extrémité en guise d'ongle, et dorer à l’œuf.
Faire cuire 20 min à 175°C.



Il ne reste plus qu'à déguster pour le goûter, en prenant soin de retirer l'amande pour notre bout de chou!




Halloween cache bien plus que des monstres, cette fête dissimule une mine d'or pour l'éveil de nos petits bouts de choux et un support génial pour s'amuser et apprendre !

!! Happy Halloween !!