Dans cet article je vais parler des avantages du jeu d'échecs pour le développement cognitif et émotionnel de notre enfant et aussi quelques pistes pour leur apprendre dès 3 ans à s'initier aux échecs. Il faut savoir que la fédération française d'échecs promeut l'initiation aux échecs en maternelle.
Les bénéfices de jouer aux échecs pour notre enfant
Repérage dans le plan car les cases de l'échiquier sont toutes réparables par une combinaison de chiffres et de lettres comme à la bataille navale.
Repérage dans l'espace avec des échiquier muraux.
Apprentissage de la numérotation (j'explique dans le paragraphe ci dessous)
Sur le plan intellectuel, le jeu d’échecs favorise le développement de la mémoire, la concentration, l’imagination et la créativité, l’anticipation, la motivation personnelle avec courage et volonté pour continuer à jouer malgré les défaites.
Savoir analyser des situations et résoudre par soi même les problèmes donc développement de la pensée logique, l’indépendance et la prise de décisions
L'aspect social et relationnel est important aux échecs:
Respecter les règles et autrui, la politesse, accepter la défaite et se comporter de façon adéquat.
Il apprendra aussi la patience et donc le contrôle de soi.
Développer la relation avec son enfant : déjà en lui apprenant à jouer et en jouant avec lui mais aussi en extrapolant, si il devient accro aux échecs et participe à des tournois il aura besoin de notre soutien aussi ^^
Comment initier les enfants aux échecs
A 3 ans, on doit faire preuve de plus d'imagination pour jouer aux échecs avec eux et commencer leur apprentissage. Voila quelques idées.
On peut leur apprendre :
- le nom des pièces
- la place des pièces sur l'échiquier en deux groupes
On a tout intérêt à lier ces deux items à une histoires de chevalier par exemple : deux royaumes qui s'affrontent. Le fait de concilier l'imaginaire de l'enfant avec une histoire et la réalité des pièces de jeu, lui permet de mémoriser plus rapidement et efficacement toutes les pièces et leurs fonctions même si pour l'instant on ne parle pas des déplacements sur le plateau, à proprement parler.
Pour notre histoire, on s'appuie sur les caractéristiques physiques des pièces.
Le roi (qui a une croix sur sa couronne) et la reine (avec sa couronne simple) restent ensemble, ils ont chacun à côté d'eux un ami le fou qui rigole tout le temps (il a comme un sourire). Pour les défendre ils ont des chevaux et des tours, ces dernières protègent l'angle (permet de réviser le principe de coin).
Enfin pour protéger toute cette famille ou royaume, nous avons une ligne de pions/soldats.
Chaque royaume a le même nombre de pièces et ils s'affrontent sur la plateau de jeu.
On peut utiliser le conte du château tout blanc et du château tout noir.
http://yvan.raymond.pedagog.free.fr/pageprojets/jeu%20d%27%E9checs/Conte%20%E9checs.htm
Concernant le plateau, on lui fait remarquer que chaque ligne a un nom : soit un chiffre soit une lettre. On peut donc lui apprendre ou lui faire réviser l'ordre des chiffres et l'ordre des lettres.
On lui fournit un plateau de jeu vierge en demandant de retrouver les noms des lignes.
Il intègre le concept de lignes, colonne, diagonale, en déposant sur le plateau en lignes, puis en colonne puis en diagonales, tous le pions, selon la consigne que je donne. La manipulation permet d'appréhender et retenir ces premières notions de géométrie.
C'est aussi l'occasion de revoir les formes basiques carré, triangle, rectangle, rond avec le placement des pièces sur le plateau, même si cela n'est pas le but premier.
Quand il est a l'aise avec la représentation du plateau et a compris le principe des lignes, on essaye de commencer à leur apprendre le nom des cases en partant de chaque côté du plateau (repérage spatial).
Cela demande un peu de temps et de patience, il est possible de l'entraîner en lui indiquant le nom formé par la lettre et le chiffre de la case et en lui demandant d'y coller des gommettes.
Les enfants de 3 à 5 ans environ ne peuvent pas mener une partie entière évidemment. Donc au début, on peut jouer qu'avec deux pièces puis augmenter le nombre à quatre pièces par exemple, etc.
De plus, la numérotation se travaille en donnant une valeur relative aux pièces ce qui évite de devoir aller jusqu'à la fin de partie en échecs et mat . Si je te prend un tour qui vaut 5 et que toi tu as ris un cavalier qui vaut 3 qui a gagné ?
N.B. : une telle partie où les pièces possèdent une valeur relative est dite partie nulle, en termes officiels. Il s'agit d'une partie, où l'on partage les points par accord entre les joueurs ou manque de pièces, pour aller jusqu'à une victoire d'un des deux joueurs.
Bonne découverte de ce jeu fabuleux avec votre enfant !




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