Le cap des deux ans et sa crise d’agressivité et
d’opposition sont, selon certains, bien plus redoutés que la crise d’adolescence.
Je pensais, avant de le vivre, que c'était surement
exagéré et que cela passerait vite. Mais évidemment on n’y échappe pas même
avec les meilleures méthodes d’éducation du monde ! (si cela existe…)
Terrible two te voilà !
Cela commence assez subtilement quelques "non" de plus que
d’habitude, des difficultés à se concentrer sur les activités qu’il aimait
avant. La phase est exponentielle dirai-je et l’apothéose, incontestablement, c’est
quand l’agressivité entre en jeu. A cet instant, c’est une étape vraiment dure
à gérer pour nous parents qui ne donnons que de l’amour et recevons des réactions
violentes lors des accès de colères.
La technique de le raisonner au moment de la crise est
efficace au début quand les crises ne sont pas trop ardues à surmonter pour notre
enfant lui-même. Mais quand on avance et que les colères deviennent difficiles
à contrôler pour lui, ses émotions prennent le dessus, le submergeant. Il est
perdu dans ce qu’il ressent et le raisonner à ce moment-là ne sert à rien car
il ne peut pas intégrer ce qu’on lui dit. Et cela augmente son trouble et au
lieu de la calmer et de la rassurer, cela augmente son malaise et fait durer ce
moment douloureux, pour nous deux.
L’impuissance et la colère nous gagnent aussi… et on tombe
dans le schéma : élever la voix, faire les gros yeux. La première fois cela le surprend et le
stoppe net mais à cause de la surprise, voire de la peur qu’il a ressenti, mais
cela ne résout pas l’origine de la colère, ni son malaise. Et la seconde fois
voter bout ’chou risque de pleurer encore plus car il se sent seul face à ses
émotions. Il va très vite faire le rapprochement entre votre énervement et ses
crises et vous risquer d’arriver à lui faire comprendre qui ne faut pas
exprimer ses émotions, car cela déclenche aussi une mauvaise réaction sur vous.
Et c’est surtout ce qu’il fait éviter. Nous devons lui apprendre à parler de ses
émotions et l’accompagner dans l’apprivoisement de ces dernières.
Pour savoir réagir, il faut comprendre d’où viennent ses
colères, ce que cela traduit et comment l’enfant vit cette période de son point
de vue.
Effectivement la colère est une réponse à une frustration,
donc à la sensation d’être impuissant vis-à-vis d’une situation. Pour notre
enfant attirer l’attention de ses parents, le besoin de se sentir rassuré car
il est dépassé par une émotion ou par la peur ressentie dans une situation sont
les nombreux déclencheurs d’une crise de colère.
Ce terrible two marque ainsi découverte par notre bout’ chou
de la conception et gestion de ses émotions, et des limites qui en découlent.
En effet jusque-là il lui était incompréhensible que ses désirs ne soient pas
réalisés, il se heurte donc à la frustration et ne sait pas encore comment la
gérer d’où la colère qu’il doit aussi s’entraîner à dominer comme nous.
L'autre souci c’est la patience des parents qui peut être mise à
mal et c’est à nous de donner l’exemple. Nous sommes dans l’obligation de savoir
régir de manière positive pour ne pas augmenter négativement ses émotions.
La colère et les crises traduisent de ce fait un mal être de
notre enfant et un besoin d’être rassuré. Il a droit d’être en colère, il faut
l’aider à comprendre cette émotion mais c’est la façon donc il l’exprime qui
doit être contrôlée. Et donc nous devons le rassurer, lui dire que cela nous
arrive aussi, mais surtout lui témoigner de l’amour pour qu’il ne sente pas
perdu et seul dans ce moment aussi délicat pour lui que pour nous.
Rappelez-vous de ce qui vous fait craquer chez voter bout chou,
ce qui le rend si mignon et irrésistible, vous arriverez à vous calmer et vous
pourrez ainsi gérer vos émotions et celles de votre enfant.
En résumé il fait l’accompagner dans cette apprentissage
indispensable mais douloureux pour vous et votre enfant
Quelques conseils
- Ne jamais dénigrer ou crier sur son enfant ou lui dire qu’il est méchant ou « pas beau ». Les sentiments négatifs qu’il reçoit à ces moments la risquent de causer des ravages plus tard, même si sur le coup le résultat est un arrêt de la crise.
- Ne jamais faire de geste violent comme une fessé ou une tape sur la main. En effet on lui dit de ne pas taper et le résultat qu’il reçoit lorsque il le fait, c’est « tu me tape car je te tape ». Il risque de reproduire ce geste sur d’autres personnes.
- CÂLINER même si cela semble inefficace au départ, il comprendra vite qu’il peut se rassurer et se calmer dans nos bras.
- Bien lui expliquer le déroulé des activités ou le préparer à l’avance quand nous devons sortir pour ne pas le surprendre et le mettre dans une situation ou sa frustration et son incompréhension prendront le dessus.
- Utiliser une roue/échelle des émotions et des cartes associées pour qu’il puisse visualiser et comprendre ses sensations. Le livre le monstre des émotions est une bonne approche à lire avec lui et à partir duquel nous pouvons construire la roue ou l’échelle des émotions
- Lui trouver des moyens de se clamer comme la respiration ou le yoga au moment des crises pour pouvoir ensuite parler avec lui
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Et surtout GARDER LE CAP ! Cela sera bientôt derrière
nous, en attendant nous devons l’accompagner et l’entourer encore plus.
Vite un câlin à son petit ange maintenant l’article terminé !

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