samedi 29 décembre 2018

Noël, moments en famille

Noël, cela ne dure que deux jours mais ce qui est génial c'est toute la préparation avant, les décors, les chocolats du calendrier. Tout cela se partage avec notre petit bout chou, voir il en devient responsable et c'est lui qui dicte l'emploi du temps jusqu'à une certaine limite ^^

Décorations de Noël


Le moment le plus important c'est la confection du sapin avec les guirlandes et les boules et objets à accrocher. J'ai essayé de laisser mon petit ange se dépatouiller avec les guirlandes mais cela a fini en gros tas de guirlandes sur une seule branche du sapin. Effectivement cela fait plein de couleurs mais bon on peut faire mieux peut être. Je lui ai donc montré avec une guirlande, puis il a tenté de recommencer. C'est ce qui compte un premier essai qu'il sache de quoi nous parlons, qu'il ait déjà fait une première tentative (valable pour beaucoup de choses lors des apprentissages).
Les guirlandes lumineuses que je mets sont une bonne révision du concept d'électricité et des mesures de sécurité, comme ne pas toucher aux prises.

Viennent ensuite les objets à accrocher, on décrit chaque objet, pour utiliser du vocabulaire et en intégrer d'autre. Puis la manipulation fine consistant a essayer de passer la boucle sur la branche ou accrocher le crochet. On prend un peu de recul pour voir si il manque à un endroit de décors.
"C'est magnifique maman!", voila une belle récompense !

Postikorttien tarinoita: syyskuu 2012

Nous devons aussi décorer dehors, car "quand le soleil se couche la nuit arrive et on doit éclairer dehors ". Donc nous voila parti avec un escabeau, quelques guirlandes lumineuses et tout un tas d'idée d'endroits imaginés par mon bambino mais plus ou moins inaccessibles^^
Après avoir négocier un endroit que je pouvais atteindre, la phase de démêlage de la guirlande avec lui commence. J'entends " Mais maman tu fais que des bêtises!", effectivement vu de loin on peut croire que je suis emmêlée aussi dans la guirlande. Il faut bien avouer qu'avoir un petit qui tourne autour de vous avec le bout de la guirlande cela n'aide pas tellement.
Après 30 min de combat, la guirlande est enfin prête, je commence à l'accrocher et bien sur cela n'est pas ce que le petit pensait. Ce qui est super c'est de lui en faire mettre une dans les buissons à son niveau. Il y a passé bien trois quarts d'heure pour être sûr qu'elle est bien mise, ce qui me laisse le temps de démêler et brancher la première.

Le soir est tombé, il nous reste plus qu'à allumer et constater le résultat plutôt bien réussi, et voir le fierté de son enfant d'avoir fait cela tout seul.

Réveillon de Noël


Première année où mon petit gars est assez grand pour veiller un peu avec nous! Il attend avec impatience cette soirée depuis une semaine en sachant qu'il va y avoir toute sa famille avec lui ! "Ça va être la fête!" me lance-t-il quand on en parle.

Il va à la sieste de bon cœur pour être en forme le soir. Après un goûter rapide, il décide de nous aider à tout préparer, il range ses jouets et prépare la cheminé pour le père Noel, réarrange quelques décors dans la maison et sur le sapin, puis vient dans la cuisine on nous sommes affairés. Il pose pleins de questions. C'est un bonheur de lui répondre et de lui donner quelques missions, comme installer quelques gâteaux de Noël sur un plateau, ou des fruits dans la corbeille. Puis arrive le moment ou nous devons dresser la table, on lui demande de choisir la nappe et la il prend un air sérieux en se tenant le menton "hum... celle ci elle est joli, le père Noël sera content ". Comment ne pas craquer...
Puis sa tante arrive et il lui explique les décors qu'il a fait et presse tout le monde pour que nous nous mettions à table, pour manger des toasts "tous ensemble". Il prend part à la conversation et trouve des répliques à dire au bon moment, mais il commence à fatiguer alors je l'installe sur le canapé avec "Mickey Noël"avant daller se coucher.
Il m'arrête avant d'aller à la chambre: "Mais maman il faut d'abord mettre les bottes sous le sapin pour avoir des chocolat et des cadeaux!". Donc c'est parti on va chercher ses chaussures et là je le voies s'asseoir et enlever ses chaussons, je l'interroge : "ben c'est pour avoir plus de chocolats"! Evidemment pourquoi je pose la question !
On installe un assiette avec des gâteaux près de la cheminée et une tasse pour le chocolat pour le Père Noël. Puis direction la chambre, où il est difficile de s'endormir.
Illusion d'un endormissement tard donc d'un réveil tard demain matin.... 6h : "Maman on doit se lever pour voir si j'ai des cadeaux !" petite nuit pour maman et grosse journée en perspective !

Le jour de Noël


La découverte des cadeaux au pied du sapin est toujours un moment plein de magie pour notre enfant et aussi pour nous. On vérifie que le père Noël a bien mangé les gâteaux que nous avions laissé le soir et nous nous installons pour déballer les cadeaux. Comme à chaque fois, certains cadeaux réquisitionnent plus l'attention que d'autres voir en fait oublier leur existence. Seulement pour un instant... Une fois tous les cadeaux déballés et le sol jonché de papier cadeaux, vient le temps de prendre le petit déjeuner ou pas, l'appelle des cadeaux est trop fort et maman est en charge de monter les jouets ^^ c'est parti pour un moment bricolage.
Il a reçu une batterie, donc petit concert privé pendant que nous préparons le repas. Evidemment il nous aide à mettre la table et préparer l'apéro. Toujours le responsabiliser et le faire participer!
Cette journée est sans contrainte et sans rythme particulier, juste profiter des moments ensemble et de jouer avec lui.
Cela fait du bien de décompresser avec une journée sans que rien ne soit prévu.
Petite balade l'après midi avant de pendre un chocolat chaud devant les cadeaux installés dans le salon.

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La famille et les "tu devrais faire ceci "


Qui n'a pas eu déjà envie d'hurler à Noël après le énième "mais tu devrais faire ça, c'est ce que je ferai moi si j'étais toi". "Ce n'est pas normal qu'il réagisse comme ça ton fils ", ou des choses plus subtiles sous tendant que j'élève mal mon enfant.
Le bonheur de Noël est toujours entaché de quelques réflexions mal placées. Mais j'ai envie de dire que du moment où nous, maman, nous n'avons rien à nous reprocher et sommes droites face à nos choix et notre façon d'élever nos enfants toutes ces réflexions passent à des lieux au-dessus de nous.

Rien ne peux nous atteindre quand on voit le sourire de nos enfants le jour de Noël en découvrant les cadeaux .

jeudi 13 décembre 2018

L'avent Noël, ou la notion de temps qui passe

Bon nous voilà en décembre à décompter les jours avant Noel!
Prenons cette occasion pour parler des calendriers de l'avent et comment appréhender le temps avec nos enfants.

C'est vrai que cela est l'opportunité parfaite pour parler de la patience et du temps qui nous sépare d'un événement, du temps qui passe.
Ce qui est génial c'est que la patience, pour le mois de décembre, est récompensée chaque jour soit par un chocolat pour les traditionnels soit par un petit cadeau, ou carrément les deux comme moi quand on craque pour son bout de chou ^^

Mettre en parallèle un planning sur un mois en notant les différents événements. on visualise en terme de temps qui reste, c'est a dire la longueur qu'il y a entre le jour d'aujourd'hui jusqu'à l'événement. Et plus les jours passent plus la distance s'amenuise, donc le temps passe. C'est une représentation dynamique où l'enfant joue un rôle actif. il appose sur le numéro de chaque de l'étiquette du jour de la semaine, il sait donc où il se trouve sur le calendrier, au niveau du mois, en terme de temps.

Tous les matins de décembre, on prend le calendrier de l'avent pour chercher le jour, observer le graphisme du nombre. Après l'avoir bien noté et récupéré la surprise en chocolat, on va au calendrier mensuel pour chercher avec la carte du chiffre (histoire de se rappeler le graphisme^^) le jour qui correspond.
Sur ce calendrier, je demande à mon petit ange d'entourer le nombre, puis de coller l'étiquette du jour de la semaine. On révise aussi le nom du mois avec la première lettre et la saison.

Pour chaque début de mois, j'ai créer une fiche avec un livre ancien que j'ai déniché chez mes parents avec une petite comptine sur le mois concerné et bien sur le graphisme du mois et deux images symboliques du mois en question, comme un genre de puzzle (comme on le voit sur la photo).




En ce qui concerne les surprises en chocolat , elles sont toues à l'image d'un symbole de Noël ou des fêtes, ce qui nous permet alors de discuter de cette illustration. On la cherche dans les livres de Noël pour apprendre soit à les dessiner soit à savoir à quoi cela correspond soit apprendre les lettres qui composent le mot.

Tout est une question d'occasion. Il faut profiter de tous les moments de la vie pour apprendre en s'amusant et tout en légèreté.❤

vendredi 16 novembre 2018

L'auto-contrôle en IEF

J'ai déjà abordé plusieurs fois le thème de la gestion des émotions et des crises ou caprices de notre enfant.
Les enfants de trois ans nous semble déjà grands, surtout en IEF où leur éveil et leur compréhension du monde est immense (j'en suis toujours étonné d'ailleurs). On leur prête alors des compétences qu'ils n'ont pas forcément comme l'auto-contrôle.
C'est ainsi que pour la gestion des émotions ou des caprices on se dit que c'est fini nous avons dépassé la crise du "Terrible Two" (cf. article "Terrible two... sos"), nous avons un moment de répit avant... soyons optimistes .... la crise d'adolescence. Mais la frustration et les impulsions d'un enfant de trois ans arrivent à grands pas. Et si on accepte plus facilement l'existence des crises de colère ou de caprices des très jeunes enfants, on comprend beaucoup moins celles d'un enfant plus vieux (3 ans par exemple) et notre patience s'épuise d'autant plus vite. On arrive aussi à l'âge où l'enfant veut montrer son indépendance et tester les limites des figures d'autorité.
Difficile de s'y retrouver et de savoir comment réagir.

Je suis en plein dedans, d'ailleurs pendant la rédaction de cet article j'ai du gérer plusieurs crises... bon d'accord cela donne matière à réfléchir et enrichit mon expérience^^ enfin je me passerai bien de quelques crises tout de même!
Alors qu'il y a quelques mois tout allait bien quand nous attendions notre tour au boulanger ou quand nous faisions les courses, il était patient et écoutait le consignes, maintenant il s'impatiente rapidement. Il ne veut ni se calmer, ni écouter ce que l'on propose. La fin des activités est de plus en plus difficile. Par exemple, on le fruste sur son envie de jouer pour aller dormir ou pour passer à table et là on découvre des cris et des hurlements que nous n'avions encore jamais entendu..... Que faire pour aider notre bout de chou à contrôler ses émotions ?

Impulsivité et auto-contrôle 


L'impulsivité selon la définition du dictionnaire caractérise la tendance à agir de manière irréfléchie, comme poussé par une forces irrésistible (les impulsions enchevêtrées dans les émotions),on l'associe généralement à un caractère colérique et/ou capricieux.
L'enfant impulsif attend que ses désirs et besoins soient contentés immédiatement lorsqu'il en formule la demande, et n'accepte pas le refus. Il exprime alors sa colère de façon inadaptée.

L'auto-contrôle est donc la maîtrise de cette impulsivité tant au niveau corporel qu'émotionnel.
Il est très important de le développer pour permettre à l'enfant d'affronter toutes les situations de la vies, et de savoir comment s'adapter et adapter son comportement. Son habilité à s'auto-contrôler lui permet aussi de régulariser ses relations avec autrui, se faire des amis, bien s'entendre avec eux, donc être sociable.

Les causes


Les  causes de l'impulsivité à cet âge est surtout le manque de maturation du cerveau (cortex frontal, celui gère les réactions) ne permettant pas la gestion des émotions provoquées par les situations dans lesquelles il se trouve, ou face à ses besoins et désirs. 
L'enfant devient autoritaire à 3 ans, lui permettant de montrer la conscience et la représentation qu'il a du monde autour de lui. Elles sont centrées sur lui. Il a le besoin de s'affirmer mais aussi savoir qu'il y a des limite, ce qui le conduira à développer son auto-contrôle. 
L'impulsivité peut être le fait d'enfant voulant attirer l'attention, ils veulent faire rire, être aimés et donc ont du mal à se taire ou alors à écouter. Ils peuvent apparaître comme des "insolents" en coupant la parole ou en parlant en même temps que d'autres personnes.
Vous pourrez remarquer que ces comportements ont tendance à être plus nombreux quand ils ont faim, qu'ils sont fatigués ou qu'ils sont mis dans des situations nouvelles ou présentant de nombreuses stimulations.


Comment l'aider et comment se comporter ? 


Le point important c'est qu'il faut leur permettre d'exprimer leur agressivité liés à leur impulsivité car rien n'est plus dangereux que des sentiments refoulés. On doit donc les accompagner dans la compréhension et la gestion de leurs émotions.

  • Positivons :

Il faut formuler les consignes de manière positive c'est-à-dire ne pas mettre de négation : "ne cris pas" devient "parle doucement".
Renforcez les bons comportements, l'auto-contrôle.

  • Concentrons-nous:

Lorsque vous parlez à votre enfant (en-dehors des moments où il est en colère et inaccessible à vos paroles), pour développer sa capacité de concentration, demandez lui de vous regardez dans les yeux. Au départ cela le fera rire et il s'amusera à faire tous sauf vous regarder, mais il faut continuer. Cela lui permettra de se reconcentrer lorsqu'une crise arrivera, voir de pourvoir vous écouter contrairement aux autres fois et répondre positivement à votre tentative d'attirer son attention sur autre choses que sur ce qui le contrarie.

On peut essayer aussi de passer par le jeux comme les jeux d'équilibre qui l'oblige a être clame et à se concentrer pour arriver au résultats et non pas de s'énerver et de laisser échapper des gestes brusques.
On peut aussi jouer à la statue, en mettant une musique entraînante pour danser et lorsque l'on stoppe la musique, il ne doit plus bouger, comme une statue. C'est le même principe qui régit le jeu de "Jacques a dit" ou "un deux trois soleil"

  • Parlons-en:

Agissez face à une situation de crise en minimisant les paroles, deux phrases et non un discours trop long, qu'il n'écoutera pas et qui risque de faire s'envoler en fumée votre patience.
Aidez le à nommer les émotions qu'il ressent et à exprimer la situation dans laquelle il se trouvait et ce qui a causé sa colère, frustration, déception...

  • Calmons-nous:

Enseignez lui des moyens de se calmer (cf. article "yoga et les bienfaits pour un enfant") en revenant sur la crise, et en lui apprenant à voir les signes précurseurs d'une crise, de les identifier et donc d'essayer de se clamer avant.
On peut accroître sa tolérance à la frustration = augmenter progressivement le temps d'attente vis a vis d'une demande. On peut utiliser un repère visuel sur l'horloge ou un sablier.
Cet exercice lui permet de se rassurer lorsqu'il s'impatientera face à une situation ultérieure et ainsi désamorcer sa colère ou impulsivité.
Enfin on peut développer sa capacité à se calmer avec le contrôle de la respiration en trois temps : prononcez le mot stop (main devant soi), le faire inspirer (remplir son ventre d'air) puis expirer (vider son ventre d'air ). le faire autant de fois que nécessaire. on remarquera que les techniques que nous inculquons à notre enfant sont les mêmes que pour s'auto-contrôler en tant qu'adultes ^^.

***

Je ne vous cacherai pas que les résultats sont très longs à venir. Nous sommes engagés avec notre enfant dans un parcours d'endurance et persévérance, mais l'acquisition de l'auto-contrôle par notre petit ange lui est vital pour affronter la vie et établir de bonnes relations avec le monde qui l'entoure.
Plus les jours passent et plus nous nous rendons compte que le futur de notre enfant repose donc sur ce que nous lui transmettons et comment nous lui transmettons.

Un long et laborieux chemin mais un merveilleux voyage !

mardi 13 novembre 2018

yoga et les bien faits pour un enfant

Je ne suis pas d'une très grande nature sportive, mais j'aime faire quelques exercices de gym ou de yoga. C'est donc tout naturellement que j'ai commencé à faire participer mon enfant dès la rééducation après la grossesse. J'ai pu trouver près de chez moi une sage femme pratiquement le yoga et qui l'adapte à la rééducation post-grossesse. J'y allais avec plaisir avec mon enfant, c'était un moment privilégié et coupé de l'agitation de la vie quotidienne et renforçant le lien d'attachement entre notre enfante et nous. Pour cette raison, j'ai voulu continuer à pratiquer le yoga et le faire pratiquer à mon fils.

Les bénéfices


Notre petit bout de chou gagne en souplesse et en maîtrise du corps et des mouvements. Il prend aussi beaucoup de confiance en soi. Ce n'est pas un secret plus nous sommes à l'aise avec notre corps et sa maîtrise plus notre confiance en nous est grande. Elle nous permet d'affronter beaucoup de d'aléas de la vie et de développer la curiosité et l'envie de découverte.
Sur le plan émotionnel, la gestion du stress peut passer par le yoga, la gestion de ses émotions, apprendre à les contrôler et les apaiser. Et évidemment... canaliser le trop plein d'énergie ^^
Les activités physiques yoga et gymnastique débutent sous forme de jeu, souvent à des moments où notre enfant est assez énervé, ne se canalise sur aucune activité. La pratique du yoga permet, comme pour les adultes, de se concentrer sur son corps et de calmer l'esprit. En effet l'enfant veut tellement pouvoir contrôler son corps pour réaliser les postures de yoga (adapté aux enfants évidemment) que toute son énergie passe dans la concentration et il peut retrouver son calme (oui quand une séance se passes sans accroc dans un monde idéal ^^...).

Comment pratiquer ?


Puis pour les deux ans de mon enfant, ma sœur m'a offert un livre pour la pratique du yoga avec les enfants.
                                                                 

Ce qui est génial avec le livre "le yoga de Kika" d' Anne Terral et Ulrika Dezé, c'est qu'il est fait comme une histoire à raconter avec les différents chapitre correspondant aux étapes d'une séance de yoga.
On privilégie les jeux ludiques comme imiter les animaux ou des choses qui sont dans la nature (par exemple les arbres, les fleurs,...). L'imaginaire est très important au yoga, déjà pour les adultes lors des temps de relaxation avec ces phrases types "imaginez vous sur la plage, dans une forêt,...". C'est tout naturellement que l'on va baser une séance de yoga pour les enfants sur leur imagination, l'associer à des fiches de postures en parallèle avec les animaux. Un beau jeu a été édité sur ce thème 



Avant la séance et après la séance on peut essayer de lui faire prendre conscience de sa respiration allongé sur le dos, avec un ballon par exemple sur le ventre. Ce n'est pas toujours couronné de succès, on a souvent beaucoup plus de fous rires que de méditation mais rire reste le meilleur moyen de se détendre. Après être bien détendu on peut essayer de se concentrer sur les postures ou sur l'activité suivante, comme de la médiation avant de passer à des occupations plus studieuses (ou moins^^).

On peut pratiquer grâce à des cours donnés pour les enfants uniquement ou alors pour enfants et parents. Il n'y a que l'embarras du choix sur le web, et aussi se renseigner au niveau des activité de votre commune, des associations.
On peut aussi trouver des vidéos sur internet permettant de découvrir le principe de méditation pour les enfants. Un des nombreux exemples m'a été présenté par l'animatrice du lieu d'accueil enfants-parents (moments de rencontres, jeu, partage entre familles) que je côtoie. Les vidéos sont tirées du livre "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline Snel.





Il ne reste plus qu'à tester vous même le yoga avec votre enfant ! si ce n'est pas déjà fait !
L'IEF permet de tester et de lier tellement de façon d'appréhender la vie et d'apprendre et d'évoluer !
Vivons la vie !

jeudi 1 novembre 2018

La sieste en IEF, respect du rythme des enfants

"Non pas de dodo, je suis pas fatigué!" et 20 min plus tard on retrouve notre petit ange en train de dormir dans sa chambre... faut-il encore lui faire faire des siestes comme en maternelle ou l'occuper toute la journée avec nous en IEF?

LA NIÑA ESTÁ EN LA CAMA.

Petit rappel sur les cycles de sommeil


Le sommeil évolue jusqu'à l'âge où là il s'adapte aux modes de vie plus ou moins surmenés de notre temps...
Effectivement, le sommeil d'un nouveau né, d'un enfant de un an, deux ans... n'a pas la même importance en terme d'heures de sommeil ni la même répartition.
Si le tout petit a besoin de beaucoup de sommeil diurne et nocturne, plus l'enfant grandit plus le sommeil nocturne prend d'importance par rapport au sommeil diurne (sieste) qui finit par disparaître, en résumé...

On connait cinq phases de sommeil, qui suivent l'éveil passif (=phase de l'endormissement) et qui forment un cycle.
Sommeil lent :
- phase 1 = sommeil très léger
- phase 2 = sommeil léger
- phase 3 = sommeil profond
- phase 4 = sommeil très profond
Sommeil rapide :
phase 5 = sommeil paradoxal, celui des rêves
Une nuit de sommeil est caractérisée par la répétition de ce cycle complet plusieurs fois.

Le rôle de la sieste


Le sommeil est aussi vital pour un enfant que de manger, par exemple.
Le sommeil permet le repos du corps mais aussi la sécrétion des hormones de croissances, le renforcement de l'ossature, la cicatrisation, le jeu du système immunitaire lorsqu'il est malade, la remise à niveau du cerveau avec la consolidation et la mémorisation des apprentissages effectués (intellectuel, motricité, émotions,...). En effet, le fait de fermer les yeux coupe l'arrivée d'informations au cerveau, l'enfant arrête de capter les stimuli de son environnement.

La sieste prépare notre enfant à passer une bonne nuit ou du moins le prépare à l'endormissement du soir. Je m'explique :
si un enfant saute la sieste alors qu'il en a besoin, arrivé en fin d'après-midi il est dans un état d'agitation et d'excitation assez important, ce qui l'empêche de trouver le sommeil sereinement le soir et donc ampute sa phase de sommeil nocturne.

La sieste, enfin, permet d'éviter les terreurs nocturnes.
Si un enfant manque de sommeil, en sautant la sieste, il compensera par un sommeil beaucoup plus profond en début de nuit. Il enchaînera ainsi deux phases de sommeil lent profond sans accéder à la phase paradoxale plus légère (comportant les rêves). Ceci engendre les terreurs nocturnes. Elles se manifestent par un enfant hurlant sans raison mais est dans un sommeil profond et donc inaccessible à ses parents et à leur réconfort. Le lendemain, l'enfant ne s'en souvient pas contrairement à ses parents.
La sieste permet à nos petits bambins de ne pas arriver au sommeil nocturne avec un dette de sommeil qui se soldera par une mauvaise nuit pour toute la maison.

Comment gérer la sieste avec l'âge de son enfant


De 0 à 6 mois, le sommeil a une amplitude de 16 à 18 h sur 24h.
De 6 à 12 mois, on passe de 15 à 14 h sur 24h.
A 1 an, le besoin de sommeil est de 13 à 14 h 0 peu prés.
De 2 à 6 ans, c'est un besoin variant de 13 h à 11 h, puis 10 h à l'adolescence.

http://www.sfrms-sommeil.org/IMG/pdf/DIU2007-TC1-Vecchierini-Evolution_sommeil_age.pdf


De 0 à 3 mois, le bébé a des périodes de sommeil de 3 à 4 h dans la journée.
A partir de 3 mois, on distingue trois siestes en règle générale (matin, début d'après-midi et fin d'après-midi)
De 6 mois à 3 ans, on perd progressivement les siestes du matin et de fin d'après-midi, ne perdure que la sieste de début d'après-midi.
La persistance de la sieste dépend exclusivement des enfants, on considère que 50 % des enfants en font encore à 4 ans, puis 5% à 6 ans et 1% à 7 ans.

En maternelle, l'instauration de la sieste ne permet pas de respecter les rythmes individuels de chaque enfant, au détriment de ceux qui n'ont plus le besoin de sieste, générant parfois des tensions et des angoisses. Cette obligation de sieste fait donc perdre tout le bénéfice de ces moments de calmes, provoquant même des soucis là où il n'en existait pas.

Nous sommes en IEF, ainsi c'est l'enfant qui va gérer sa sieste et son rythme.
Certains jours il voudra dormir plus ou moins longtemps. C'est lui qui module le durée des siestes, lui permettant de profiter pleinement de ce moment en fonction de ses besoins. Il n'appréhende pas ces instants de repos.
Les parents connaissent leurs enfants et sont à leur écoute. Nous pouvons, nous parents au foyer, superviser et gérer aussi leur siestes, savoir quand ils peuvent sauter une sieste en fonction des variables de la vie quotidienne et de leur état de fatigue ou non.

L'important c'est que l'enfant soit écouté et son rythme respecté, lui permettant alors de profiter pleinement du repos nocturne et de ne pas commencer à accumuler une dette de sommeil.

Pour les jours où la sieste n'est vraiment pas possible pour notre enfant, on peut toujours lui installer dans sa chambre un coin calme (canapé ou matelas par terre avec des coussins), avec quelques livres, les volets mi-clos, un coin où il pourra venir se reposer à son aise.
On le retrouvera à coups sûr endormi avec ses livres ou ses jouets au bout de quelques minutes.
Mais même si il ne dort pas, cette période de calme et de ralentissement d'activités (décidé par l'enfant) lui sera bénéfique pour le reste de la journée.

Gifs animés nourrissons

Nous en venons toujours à la même conclusion :
en IEF, l'écoute de son enfant, le respect de ses désirs et de ses besoins, sont primordiales et permettent une évolution sereine et harmonieuse de notre petit bout de choux dans tous les aspects de son développement et de sa vie.