lundi 27 mai 2019

Fête des mères, IEF et maman solo !

Voilà notre fête ! Le jour où nous sommes célébrées nous les mamans !
Pour les enfants qui vont à l'école, c'est le moment des bricolages plus ou moins de bon goût choisis par la maîtresse...
En IEF, c'est à nous de guider nos petites têtes blondes pour ce jour spécial !
Etant maman solo, je ne peux pas compter sur l'autre parent pour trouver ou fabriquer un cadeau surprise ! Et alors ? Voila un moment privilégié et à savourer avec notre enfant ! 

Premièrement

J'explique à mon petit bout ce que représente la fête des mères : juste un moment où l'on peut montrer son amour à sa maman, un moment entre parenthèse dans notre vie. 
On regarde le calendrier pour savoir combien de jours il reste avant cette fête et savoir combien de temps nous avons pour trouver un bricolage et comment nous allons passer cette journée ensemble !

Deuxièmement

En naviguant sur le net, je pensai trouvé quelques idées mais rien d'inédit ni de bien intéressant à réaliser. 
Alors on se creuse les méninges avec mon petit gars. On cherche tout les mots qu'il associe à "maman". On décide de les dessiner ou de les chercher dans ses livres ou les magazines pour les découper. 
Une fois toutes nos illustrations trouvées et prêtes, c'est le moment de les assembler sur une immense feuille qui fera office de carte. Sortons la colle, les paillettes, les gommettes,...


Troisièmement

Avec la fête des mères, nous pouvons travailler. Outre le fait de chercher et découper (motricité fine), nous allons apprendre et réviser les mots maman, fête, amour, prénom de notre enfant, fleur, et les formes comme le cœur, les étoiles, les fleurs. 


Impossible d'aller chercher les fleurs ? Pas de souci, nous dessinons toutes les parties des fleurs et de toutes les couleurs. Après découpage, mon petit bout les assemble pour me faire un très joli bouquet !

Le jour même, nous décidons de chambouler nos habitudes du matin. Programme : déjeuner sur la plage, grande balade le long du littoral, on passe la matinée à jouer sur la plage et à contempler la nature. Même quelques mots écrits sur la plage le font travailler à sa demande ! Un petit caillou en forme de cœur clos notre excursion. on peut aussi opter pour une balade en forêt et récupérer des branchage pour créer un cœur en rentrant et un centre de table pour le midi.


Puis direction mes parents pour préparer le repas de fête. Nous en profitons pour le faire participer à la cuisine et le faire goûter en lui demandant son avis. Enfin il met la table, installe les fleurs, et même des cadeaux qu'il trouve dans ses jouets, en nous expliquant à quoi ils correspondent et en me souhaitant bonne fête dès qu'il passe à côté de moi. 

Je suis fière de lui avoir fait comprendre que l'important dans tous ces moments de célébrations c'est d'être avec les personnes que l'on aime, passer du temps ensemble, de trouver des petites attentions tout le long de la journée. Ce ne sont pas les cadeaux qui comptent car au final, à l'école par exemple, ce n'est qu'un travail obligatoire supplémentaire pour les enfants et non une véritable attention. 

La transmission des valeurs simples !

Tous ces moments partagés ensemble sont de précieux souvenirs et valent 100 fois plus qu'un cadeau acheté. Et l'IEF n'est pas en reste, toujours un petit moment pour caser des révisions en s'amusant !

samedi 18 mai 2019

Zoo et IEF, en avant l'aventure !

A l'heure où l'IEF est remise en questions par de nombreuses personnes, notamment avec la nouvelle loi, se préoccupant soi disant de l'instruction des enfants, voila un petit article sur notre sortie au ZOO.
Hé oui même en IEF, à 3 ans et demi, nous donnons la possibilité à nos bout'choux d'avoir accès à l'instruction et à l'éducation à la protection de la Nature !
Voilà pour le petit laïus sur la liberté d'apprendre autrement !

Préparation de la sortie


Bon comme vous l'imaginez bien, toute sortie s'organise et encore plus quand nous allons passer deux jours entiers à se balader dans les allées d'un zoo, donc loin du "confort" de la maison dirons-nous.

Première mission : préparation des bagages et du plan d'action des journées

Nous devons prévoir plusieurs changes, de quoi grignoter, de quoi soigner son enfant (car c'est sûr qu'il va courir et être casse-cou, même si dans nos rêves les plus fous il resterait près de nous pour contempler les animaux !^^), mais aussi envisager à peu prés tous les cas de figure du plus anodin au plus extrême, et les à-côtés comme la voiture et le séjour à l'hôtel.

Plan d'action ? Je parle ici de séparer les zones de promenade entre les deux journées mais sans établir un parcours linéaire, car nous devons rester flexible et à l'écoute des envies et des besoins de notre enfant !
C'est toute la magie de l'IEF : écouter son enfant. Il n'a pas à se dépêcher de tout voir selon un parcours défini par une maîtresse qui est dépassée à la mi journée par des enfants qui au final ne s'intéressent pas à la nature mais seulement au fait d'être hors de la classe.

VIVE l'IEF ! ^^

Deuxième mission : préparer notre enfant à la sortie

He oui, il faut bien lui expliquer le concept du parc zoologique, car pour un enfant si la première expérience avec des animaux se fait à travers des cages ou des parcs, il va penser que c'est cela la Nature ! Nous devons lui dire pourquoi les animaux sont enfermés et répondre à toutes ces questions. Il est nécessaire également de lui présenter les animaux que nous allons voir et de l'initier à la protection de la Nature.

Sans oublier les codes de bonne conduite de la vie en société et notamment au zoo, comme ne pas crier ou taper sur les vitres (ce qui nous parait logique, à nous adultes).
Si nous avons prévu un spectacle lors du séjour au zoo, il faut là aussi lui apprendre les façons de se tenir et lui raconter ce qu'il va voir.

Spectacle des lions de mers, ZooParc de Beauval

Car autre point à ne pas négliger : la peur que cela peut engendrer chez notre bout'chou, la vue de gros animaux ou lors d'un spectacle. Je sais que mon petit gars à un caractère assez craintif, ce qui implique de bien le préparer avant les sorties.

Troisième mission : lier le zoo à des apprentissages fondamentaux

Ecriture et lecture du mot "ZOO" 
Compréhension de l'espace avec l'étude de plans de zoo simplifiés et y placer des animaux en fonction d'indications.
Apprentissage du nom des animaux et essayer de les retrouver et de les déchiffrer.
Comprendre la différence des milieux de vie et des morphologies avec la présence de poils ou non, de pattes ou de nageoires... une multitude de choses à apprendre en s'amusant, en fonction des demandes de notre enfant !


Mon petit gars a regardé le trajet de la maison au zoo avec son grand père (car la sortie s'est faite avec ses grands parents), il adore repérer les routes et savoir par où nous allons passer. .

Le ZOO !


Il faut trois heures de voiture pour se rendre au zoo, qui se sont très bien déroulées. J'avais préparé pas mal de jouets et de livres (surtout sur les animaux), nous avons également croisé beaucoup de camions et de travaux sur la route, ce qui a ponctué le voyage, vu que c'est la passion de mon fils.

Arrivée au zoo! Préparation de sacs à dos et direction l'entrée!
Cela n'a été que du bonheur pendant deux jours, découvertes et rires, questions et discussions sur les animaux, montées, descentes, escaliers, ponts, goûters sur les bancs,...


Bien sur il y a eu des moments difficiles de colère ou d'énervement de la part de ma petite tête blonde à cause de la fatigue mais quand nous préparons très bien la sortie en amont, sur place cela se passe d'une manière assez fluide.
Nous avons fait des parcours selon les animaux que mon enfant voulait voir ou revoir.

Il y a une mini ferme, comme dans la plupart des zoos, ce qui a été le plus intéressant apparemment pour lui ! (Il faut dire que nous avons une chèvre pas loin de chez nous, alors il est habitué à en voir, et est plus sensibilisé à cet animal). Je vous conseille ce petit coin du zoo pour vous détendre, surtout à Beauval, la mini ferme est un espace clos où nous pouvons laisser marcher sans trop de crainte notre enfant.


Ce qui a aussi été très apprécié, c'est les déjeuners sur le pouce dehors, grignoter des petits gâteaux sur les bancs et boire à la bouteille. Ce sont des petits choses pour nous mais des instants précieux pour notre enfant qui se sent grand et acquiert de l'autonomie. Et dès que nous changeons les habitudes, même un pique nique devient une véritable fête, en famille !

Le soir entre les deux jours, le sommeil est arrivé vite mais nous avons quand même revu les fiches que javais réalisées sur les principaux animaux du zoo que nous avions vu et ceux que nous n'avions pas encore aperçu. Nous avons alors fait le programme du lendemain ensemble, et réviser les notions d'espace avec le plan.


En IEF, tous les moments de la vie sont des possibilités d'apprendre et surtout à la demande de notre enfant.
Je ne pensais pas que le soir il aurait encore la capacité de travailler, mais c'est lui qui a demandé ! C'est ce qui rend si merveilleux l'IEF, cette soif d'apprendre et ce goût de la connaissance ! (même à 3 ans ^^).

Après le ZOO ?


Une fois rentrés, nous avons étudié le livre acheté au zoo sur les animaux et la protection de la Nature, un livre très bien fait car dessiné et destiné aux enfants de 4 ans, par le Zoo Parc de Beauval, "Les animaux de Beauval".

Nous avons alors fait plusieurs ateliers de dessin sur les animaux et d'écriture / lecture des noms qu'il avait déjà travaillé avant de partir.
Mais le fait de les voir écrits sur "le livre du zoo", c'est encore plus fort! Les fiches de maman ne rivalisent pas !!!


Nous avons regardés les photographies prises, en nommant les animaux. Il nous reste plus qu'à les coller dans un cahier de souvenirs avec leurs noms.

Enfin, nous sommes allés à la médiathèque changer ses livres, (ce qui tombait juste après la sortie au zoo!). Nous avons ainsi pu compléter notre collection avec des livres sur l'organisation des parcs zoologiques ("Le ZOO", Milan Jeunesse) et un imagier des animaux, où ces-derniers sont classés selon leurs caractéristiques (couleurs, comportements, habitat, naissance..) ("Mon imagier de tous les animaux", Milan Presse).

                           

jeudi 9 mai 2019

Jours fériés en mai, comment travailler en IEF ?

Bien que nous soyons partisanes de l'école à la maison et donc que les jours fériés n'aient pas grand impact sur notre organisation quotidienne du travail et des loisirs, le 1er mai et le 8 mai sont des jours particuliers et nous pouvons trouver des activités à faire !

Le 1er mai


Quel jour sommes-nous ? Le premier jour du mois de Mai ! hop on marque le jour sur notre frise du temps et on lit un poème que javais sélectionné, on le lit plusieurs fois pour expliquer les mots nouveaux, trouver les équivalents dans les livres que nous connaissons.

Puis en partant du poème où le mot muguet est marqué, on peut expliquer la coutume qui est d'en offrir ce jour là. On cherche dans le dictionnaire à quoi ressemble cette plante. On demande à notre enfant de la décrire, forme et couleur, de désigner la fleur, la feuille, la tige. Je fais un petit atelier collage pour bien asseoir ce que nous avons vu.



Petite ballade sur le marché pour aller en acheter !
On peut alors essayer de le dessiner avec un vrai modèle et connaitre l'odeur de cette fleur.
Ce qui est génial dans cette fleur c'est la forme de clochette permettant de travailler les lignes brisées et les arcs de cercle. 

Après la sieste, on commence le travail sur les lettres et les sons qui compose les mots muguet et mai. On termine la séance par un peu de travaux manuels en décorant une carte pour cette occasion avec du coton pour faire les clochettes.

 

Bien sur on étudie encore quelques jours le muguet pour réviser les acquis et aussi prendre appui sur ces connaissances pour la numération, comme compter les clochettes sur un brin ou compter les brins dans un bouquet. Ou même dessiner le bon nombre de clochettes, selon l'indication que l'on donne.



Le 8 mai


Second jour férié et opportunité d'apprendre en IEF ! (comme tous les autres jours au final !)

Il est évident que la signification de ce jour est un peu trop compliquée pour notre bout de chou de trois ans et demi, je vais surtout m'intéresser à la cérémonie retransmise à la télévision pour développer un vocabulaire, repris le 14 juillet par exemple, et qu'il connaît déjà d'ailleurs un peu.
Chevaux, Arc de Triomphe, Paris (petite révision des monuments de Paris avec un livre que nous avons trouvé à la médiathèque), les symboles de la France (hymne, drapeau et couleurs)


Pour l'activité à proprement parler, je me base sur la date, écriture du jour et du chiffre, après l'avoir marqué sur la frise du temps. Nous pourrons réviser ainsi tout le mois l'écriture de MAI.

Nous avons aperçu à la télévision les fleurs bleues typiques de ce jour là, que ce soit en "vraie fleur" ou en boutonnières sur les officiels. Direction le dictionnaire pour trouver la description et l'illustration. Ni une ni deux petit atelier collage et écriture sur le bleuet.




Notre petite tête blonde est très enthousiaste à l’idée de travailler car il voit que c'est un jour spécial et cela le fait en quelque sorte participer, il veut apprendre et comprendre.


=> Comme à chaque occasion de fêtes ou de jours marquants, l’intérêt pour apprendre est décuplé.
En IEF on peut aisément appréhender ces moments là, en profiter pour instruire notre enfant, tout en s'amusant et sereinement!

Vive l'IEF !

jeudi 18 avril 2019

Pâques et activités printanières 2019 en IEF

Mon dernier article sur le printemps de 2019, se termine avec les activités autour de Pâques.
Comme à chaque fois je commence par déterminer le vocabulaire associé à l'événement et je me base dessus pour faire mes activités.
Je me concentre sur les mots lapin, poussin, poule. Trois mots qui contiennent  la même construction pour les sons "IN" et "OU".On ajoute aussi le mot pâques, évidemment.

Les mots


On va déjà apprendre à dessiner un lapin. Passer par le dessin et le jeu sont des fondamentaux pour l'apprentissage et surtout pour mon petit bout qui adore le dessin.
On regroupe plusieurs livres sur le thème et on commence à comparer les illustrations des lapins et les polices d'écriture. Il a à sa disposition une fiche avec les différentes formes d'écriture de chaque mots et c'est comme un jeu de "cherche et trouve" mais avec les mots.



On détermine les attributs du lapin, faciles à reproduire : une tête, un gros "bidou", une queue touffue, deux grandes oreilles et des petites pattes. Je dessine un modèle puis il s'entraîne, en énumérant ce qu'il dessine.

Passons à l'écriture du mots.
On va décortiquer les sons que l'on entend, méthode à privilégier. Il ne faut pas énumérer les lettres mais les sons quelles font et quelles forment entre elles.
Pour "LA" on entend le son "leu" et le son "a". Et ainsi de suite. Puis on note les lettres qui forment ces sons.
Petit détail pour qu'il sache et retienne l'image du mot, le nombre de lettres, la première et la dernière lettre, on passe par l'illustration du train et des wagons lettres.



Pour les autres mots on fonctionne de la même manière et surtout on compare les sons que l'on retrouve dans les mots. Et ainsi notre enfant intègre l’organisation des lettres et ce qu'elles peuvent former comme sons lorsqu'elles sont associées.
J'ai aussi fait une petite liste de mots simples qu'il connait et où l'on retrouve les sons appris.




Autre astuce pour réviser les mots sans qui'l ne prenne cela pour du travail :
sur les livres que nous avons à la maison sur Pâques ou sur les animaux, nous nous amusons à coller des autocollant avec les lettres pour former les noms des animaux que nous voyons. (Ok il faut beaucoup d'autocollants car la moitié se perd ou se colle partout sauf sur le livre ^^)

Pour développer le vocabulaire sur le printemps, je me base sur la poésie qui est pleine de nouveaux mots et de phrasés rythmés qui plaisent énormément à mon fils. Il est très attentif aux mots dans ces instants-là et on peut aisément en discuter.
J'associe bien évidemment les nouveaux mots à des images que j'ai sélectionnées auparavant.




Le temps qui passe


Le printemps et Pâques permettent d'illustrer le temps. En effet à cette saison tout repousse et cela demande du temps. On peut ainsi rendre tangible et manipulable la notion de temps qui passe.

Plantation

Nous avons donc décidé de mettre à germer des graines de lentilles et de voir ce qu'il se passait comme nous avons pu lire dans les livres empruntés à la médiathèque au début du printemps.
L'intérêt supplémentaire de cette expérimentation est de respecter la règle de l'arrosage et d'en tenir le calendrier (noter les jours, donc révision des nom des jours de la semaine).






Avant/après

Pour bien poser la notion de temps avec les termes de références Avant/Après, je me suis basée sur la vie du poussin , avec l'éclosion de l’œuf, ce qui est bien dans le thème de Pâques et est très facile à se représenter pour notre enfant. Là encore la notion de temps devient tangible et visuelle.
Je suis aussi revenue sur l'ordre des étapes des plantations.




La numération 


Retour sur la numération avec les décors des œufs
- soit donner des indications pour décorer les oeufs comme trois étoiles, deux ronds, ...
- soit demander de colorier un nombre précis d’œufs sur une ligne où il y en a plusieurs





Voila quelques idées d’activités pour les fêtes de Pâques à faire avec vos enfants en IEF, et réviser les notions de bases en s'amusant !
Bonnes fêtes de Pâques et n'abusez pas des chocolats!^^

lundi 15 avril 2019

Un peu de sciences pour Pâques!


Avant-goût du second blog que j’ouvre sur l'histoire naturelles, regroupement d’actualités et de brèves scientifiques
  

On décore les œufs pour Pâques comme les oiseaux


Les oiseaux sont actuellement les seuls animaux à pondre des œufs colorés. On considère que la coloration des œufs est une innovation des oiseaux modernes.
Une étude récente, sur les pigments retrouvés dans les œufs fossilisés, vient de démontrer, résultat à confirmer par un échantillonnage plus grand, que la couleur des œufs serait un caractère hérité des Maniraptora, dinosaures théropodes non aviens, plus proches parents des oiseaux.
Cette conclusion donne plus de profondeur et de complexité à ce que précédemment établi concernant les comportements reproductifs des dinosaures non aviens. En effet l’étude met en évidence une diversité de couleurs et de motifs sur les œufs comparable à celle des oiseaux actuels, alors que nous pensions l’ornement individuel des œufs associé à des stratégies de reconnaissance individuelle ou reproductive (comme la ressemblance des œufs du coucou gris (Cuculus canorus) avec ceux des oiseaux dont il parasite le nid), et produit de la radiation le long de la branche évolutive des oiseaux.
Une réévaluation de l’évolution de la couleur des œufs à la base du groupe des oiseaux actuels est ainsi a envisagé, pour déterminer si c’est un caractère unique aux maniraptors ou partagé avec d’autres théropodes.

Wiemann J., Yang T.-R. et Norell M. A., 2018 – « Dinosaur egg colour had a single evolutionary origin », Nature, 563 : 555-558 (DOI: 10.1038/s41586-018-0646-5)

Discrétion des cloches pour déposer les œufs dans le jardin, discrétion (ou pas) chez le coucou gris


On connaît tous le coucou gris (Cuculus canorus) et son parasitisme de couvée.
Il doit faire preuve de discrétion et de stratégie pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire remplacer l’un des œufs d’un nid d’une autre espèce par le sien. Or il apparaît qu’une fois son action effectuée, le coucou émet un cri (rapides kwick-wic-wic) qui semble être tout sauf une manœuvre furtive. En effet le premier réflexe dans une telle situation serait de rester muet, or ce cri attire l’attention de la femelle du nid parasité. Mais la subtilité ici réside dans le fait que le cri ressemble à celui de l’épervier (Accipiter nisus), un oiseau prédateur de l’espèce parasitée par le coucou, notamment de la rousserole effarvatte (Acrocephalus scirpaceus). Le coucou fait jouer un des compromis fondamental dans les défenses de l’hôte parasité. La femelle se trouvant dans une situation risquée pour elle-même (l’épervier est aux alentours), elle va être plus alerte concernant sa propre protection que celle de son nid. Elle sera de ce fait moins vigilante aux œufs qui s’y trouvent lors de son retour au nid. Le méfait du coucou a en conséquence plus de chance de passer inaperçu et donc d’avoir un taux de réussite plus important.

York J. E. et Davies N. B., 2017 « Female cuckoo calls misdirect host defences towards the wrong enemy », Nature Ecology & Evolution, 1 : 1520-1525 (https://doi.org/10.1038/s41559-017-0279-3)



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