« Les rudiments de la
connaissance sont assimilés au fil des jeux. »
Mahatma
Gandhi
« Le jeu est la forme la plus
élevée de la recherche. »
Albert
Einstein
« Les enfants n’ont point
d’affaires plus sérieuses que leurs jeux. »
Michel
de Montaigne
A partir de ces trois citations on
comprend aisément que le jeu, outre le fait qu’il occupe un volume horaire assez
conséquent dans la journée de l’enfant, est un pilier dans son développement
intellectuel, psychologique, moteur, et dans la découverte du monde.
Dans tous mes articles je parle souvent des jeux mais je trouve intéressant de faire un point sur le rôle primordial que le jeu tient dans la vie de l'enfant.
Graphique tiré du livre de Caroline Bouchard, Le développement global de l'enfant de 0 à 5 ans en contextes éducatifs
Le jeu pour se découvrir
On peut définir le jeu comme une
activité apportant un plaisir simple et n’ayant pas de finalité autre
qu’elle-même. Le jeu initié par l’enfant n’a pas l’objectif d’acquisition de
nouvelles aptitudes, bien que ce soit le résultat dont seul l’adulte a
conscience. Le jeu peut donc être réduit dans un premier temps à solliciter
toutes les possibilités, capacités et forces nouvelles à la disposition de
l’enfant dont il réalisera leurs fonctions qu’en grandissant.
L’enfant construit sa propre personnalité
à travers le jeu et le monde imaginaire qu’il se crée, c’est un moyen de se
construire soi-même, de construire sa personnalité. On peut l’illustrer par la théorie éducative de Karl Goos
(1898) qui tente de démontrer la portée d’exercice préparatoire du jeu à la vie
d’adulte futur de l’enfant. Le jeu est donc un processus instinctif
d’acquisition des réactions et comportements utiles pour la vie adulte lors
d’activités ludiques équivalentes. En d’autres termes, le jeu apporterait le
complément du développement des capacités innées pour leur complète maîtrise.
Par exemple les jeux moteursLe jeu et sa portée biologique
M. Montessori considère l’enfant
comme un être incomplet à la naissance qui s’auto-construit pour devenir un
adulte, c’est un travail de formation immense, durant lequel nous devons
l’aider, l’encourager.
Le développement neurologique est à
la base de tout développement tant dans les composantes psychomotrices, socio
affectives, cognitives que langagière. Sans le développement du système nerveux il
n’y aurait aucun progrès après la naissance. En 1902, Carr considérait que le
jeu était un agent de croissance des organes car il stimulait l’action du
système nerveux (livre développement global de l’enfant, Caroline Bouchard)
Pour
comprendre en quoi le jeu est lié au développement du système nerveux, revenons
sur le plan général de ce dernier.
Vue générale du système nerveux
Le système nerveux se compose en deux parties, un système central et un système périphérique qui travaillent conjointement. Une information captée par le système périphérique est transmise via un réseau de fibres vers le système central (cerveau et moelle épinière) qui traite l’information et envoie une réponse adaptée. Cette réponse est transférée aux organes et muscles effecteurs (= qui entre en activité à la suite d’un stimulus donné) via le réseau de fibres du système périphérique.
Le cerveau il est composé de deux sections (= hémisphères) droite et gauche. Chaque hémisphère comprend des aires cérébrales ayant des fonctions précises. Toutes ces aires sont en relation les unes avec les autres via le corps calleux. Cette organisation permet un traitement global d’une information captée par le système nerveux périphérique et une réponse adaptée et rapide émanant du système central.
Maturation cérébrale
Les circuits neuronaux (connexions entre les neurones) sont à la base du comportement et sont dépendants d’une part des gènes et d’autre part de l’environnement dans lequel se trouve l’enfant. Cette dernière partie vient du fait de la plasticité du cerveau, il est malléable et sensible aux expériences vécues.
Vue générale du système nerveux
Le système nerveux se compose en deux parties, un système central et un système périphérique qui travaillent conjointement. Une information captée par le système périphérique est transmise via un réseau de fibres vers le système central (cerveau et moelle épinière) qui traite l’information et envoie une réponse adaptée. Cette réponse est transférée aux organes et muscles effecteurs (= qui entre en activité à la suite d’un stimulus donné) via le réseau de fibres du système périphérique.
Le cerveau il est composé de deux sections (= hémisphères) droite et gauche. Chaque hémisphère comprend des aires cérébrales ayant des fonctions précises. Toutes ces aires sont en relation les unes avec les autres via le corps calleux. Cette organisation permet un traitement global d’une information captée par le système nerveux périphérique et une réponse adaptée et rapide émanant du système central.
Maturation cérébrale
Les circuits neuronaux (connexions entre les neurones) sont à la base du comportement et sont dépendants d’une part des gènes et d’autre part de l’environnement dans lequel se trouve l’enfant. Cette dernière partie vient du fait de la plasticité du cerveau, il est malléable et sensible aux expériences vécues.
La
production de synapses (appelé synaptogenèse)
s’effectue jusqu'à 10 ans à des périodes précises où le taux
d’apprentissage est très élevé et la multiplication des connexions neuronales (périodes critiques). Un processus complémentaire réduit le nombre important de ces synapses c’est ce qu’on appelle la stabilisation
sélective des synapses en éliminant celles non utilisées. Cet élagage se
fait via les expérimentations de contextes,
de situations, d’émotions, … par l’enfant. Le système nerveux devient
mature avec l’établissement des circuits neuronaux correspondant aux connexions
restants qui deviennent plus fortes et
plus précises. Chaque cerveau est donc unique
car ce processus dépend de l’environnement et des stimulations reçues. Pour le
développement de ce système nerveux, l’enfant doit le faire travailler en
stimulant ses fonctions sensorielles et motrices, cognitives, sociales et
affectives d’où l’importance du jeu.
Le cerveau suit un développement chronologique, les différentes
aires du cerveau se développe en même temps mais pas à la même vitesse, les
aires visuelles arrivent à maturation avant les aires motrices et sensorielles,
suivent les aires des fonctions cognitives et celles associées à la mémoire. Il
faut noter que ce processus de maturation dure jusqu’à 20 ans pour ce qui est
des fonctions incluant le jugement, la perception et le contrôle du mouvement.
En ayant en tête cette chronologie
il est facilement concevable que nos
jeux doivent s’adapter au degré de maturation du cerveau de notre enfant. En
l’observant attentivement on peut repérer à peu près dans quel champs nous
devons situer les jeux que nous lui proposons pour l’accompagner et l’aider à développer telle ou telle capacité,
selon son schéma propre de développement.
La découverte du monde par le jeu
On comprend ainsi l’importance de « respecter la personnalité de notre enfant et de laisser libre cours à son activité spontanée au lieu de la contraindre et de la maîtriser. » Il est donc primordial si on veut prendre en charge l’éducation de son enfant via l’école à la maison, de rechercher des « aides au développement nécessaires et adaptées à ses besoins psychiques ». (Maria Montessori)
Il faut donc créer un environnement enrichi stimulant le développement du cerveau. Cet environnement provient de l’interaction de facteurs inanimés et sociales, c’est-à-dire jeux et activités et échanges entre pairs et adultes.
Nous entendons souvent les mêmes
remarques sur les comportements des jeunes enfants : « il ne se
concentre sur aucun jouet ou jeu. Il papillonne d’un jeu à l’autre. Je ne sais
plus quoi inventer pour l’intéresser ». Mais voilà l’erreur et l’idée reçue
qu’il faut bannir, un enfant est tout a fait capable de se concentrer longtemps sur un jeu, et le fait d’essayer
de combler un manque d’activité d’un enfant qui ne semble rien faire est une
méprise. En effet par exemple un enfant qui contemple pendant de longues minutes,
à travers la vitre, la nature évoluer au gré du vent est justement en train d’apprendre quelque chose et
il ne faut pas chercher à l’interrompre. Il en va de même quand il
« papillonne » entre plusieurs jeux et qu’on intervient, on rompt le cycle d’activité qu’il était en train de
se créer, il était concentré sur une activité dont les « règles »
nous échappent.
Les activités de la vie quotidienne et surtout en IEF permettent à l'enfant d'observer et d'intégrer beaucoup de modèles de bons comportements comme la collaboration, l'aide, la gestion des conflits...
Les concepts de bases en mathématiques s'acquièrent aussi par le jeu lorsqu'il trie et fais des série avec ses jouets par exemple.
Le jeu symbolique (faire semblant de) permet à l'enfant de développement son référentiel affectif en apprenant à gérer ses émotions.
"Le jeu imaginatif [d'un enfant] révèle la capacité à assimiler et à conceptualiser le comportement de son entourage" (très varié et riche en IEF), l'enfant "prouve non seulement de la compétence dans le domaine cognitif, mais aussi une sorte de liberté émotionnelle". T. Berry Brazelton (Points forts de la naissance à 3 ans)
"Le jeu imaginatif [d'un enfant] révèle la capacité à assimiler et à conceptualiser le comportement de son entourage" (très varié et riche en IEF), l'enfant "prouve non seulement de la compétence dans le domaine cognitif, mais aussi une sorte de liberté émotionnelle". T. Berry Brazelton (Points forts de la naissance à 3 ans)
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En conclusion, plus nous jouons avec notre enfant plus nous le laissons jouer plus il développe tout les aspects de sa personnalité, de son être en construction.
L'IEF est dans cette vision plus que bénéfique car nous pouvons respecter le rythme de l'enfant et favoriser cette approche de l'apprentissage.
Vive l' IEF et continuons de jouer ^^



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