vendredi 24 novembre 2017

Voyage en voiture..... que faire?

Je reviens après une longue période sans article, n'ayant pas accès à internet la où je me trouvais (cela vous intéresse c'est sûr ^^).
j'en profite pour écrire un petit témoignage sur les voyages en voiture avec un bébé de deux ans.

Quand il étais plus petit j'en avais déjà effectué mais il dormait beaucoup plus, le voyage passait vite et ses jouets l'intéressaient plus longtemps.

Pour mon trajet de 7h en voiture (c'est long et en même temps pas énorme) nous avons du bien l'organiser.
Je ne révèle pas un secret en disant que le meilleur moment c'est la nuit !
Gros dodo de bébé en voiture = pas de stress pour maman ! 
En partant, j'ai fais un biberon de chocolat chaud comme il faisait froid. Mais c'est surtout pour réconforter bébé quand je le réveille en pleine nuit pour l'installer dans la voiture et cela le cale aussi. Je l'emmitoufle bien au chaud avec des bonnes couvertures et un gilet molletoné, histoire qu'il se sente tellement bien "cocooner" qu'il s'endorme. Cela fonctionne assez bien je l'admets^^
Mais je n'ai calé que trois heures de route de nuit. Arrivé à 8h il faisait vraiment jour et mon petit bout s'est réveillé. Grosse première pause pour dégourdir les jambes de tout le monde et déjeuner.
Nous avons refait deux petites pauses moins longues mais il faut fractionner plus le voyage lorsque bébé est réveillé pour lui évite de s'énerver.

Apres réinstallation dans la voiture, je lui ai organisé un petit sac avec ses jouets où il pouvait fouiller dedans. Et de l'autre coté ses affaires "d'artiste" cahier dur pour qu'il puisse dessiner sur ses genoux et plusieurs feutres. Et enfin ses livres préférés accessibles.

Bien sur nous avons aussi le moment "musique" où c'est lui qui choisit ce que l'on écoute. Il pense ainsi à autre chose. Nous nous amusons aussi à parler de ce que l'on peut voir sur la route entre les camions, les voitures et les tracteurs quand il y a des travaux, les arbres, et grande nouveauté les éoliennes !
Apres notre arrivée, je lui en ai reparlé en lui montrant la ressemblance avec le moulin à vent des enfants sur lequel on souffle. Nous les avons dessinés , c'était une bonne séance pour expliquer et comprendre le vent.
Le faire parler sur ce qu'il voit ou ce qu'il fait lui permet d'oublier qu'il est piégé dans son siège!

En espérant vous avoir donner quelques idées.
Bons prochains voyages en voitures !^^

mardi 7 novembre 2017

Non, c'est non!

En admirant mon bébé les premières heures et les premiers jours, je me suis projetée dans l’avenir en me demandant comment il pourrait devenir un adolescent insupportable alors qu’il est si doux maintenant… Je me suis rassurée en pensant à la plus ou moins longue période que j’avais avant que cela ne se produise. Mais c’était sans compter la période de l’affirmation, de la confrontation que notre si petit bébé va atteindre autour de ses 18 mois, pour ma part.

Cela a commencé assez innocemment quand ce petit être, dévoué à rendre heureux ses parents, a maitrîsé le "non" et puis progressivement son concept et ses nuances.
Dire "non" revient à s’opposer à ce qu’on lui dit, ce qu’on lui demande et ce qu’on lui interdit ou autorise.
Evidemment, au début ceci n’est qu’un jeu car la nouvelle expression est amusante à prononcer. Nous, les parents sourions les premières fois en entendant sortir ce mot avec détermination de la bouche de notre petit bout. Il n’en faut pas plus pour l’inciter à se servir de ce nouveau mot pour attirer l’attention et amuser ses parents. Je me souviens de cette période où il nous disait  "non, non" à tout en secouant vivement la tête et prenant une expression d’affront par imitation, même quand je lui proposais un petit morceau de chocolat. Mais un "non" peut cacher un "oui", puisque au départ c’est le plaisir de prononcer ce mot qui le pousse à l’exprimer, mais redemander à votre enfant une fois ou deux la même chose et sa réponse se transformera par magie en oui. Un enfant est logique, il ne passera pas à côté d’un morceau de chocolat…

Ensuite vient le temps où le « non » est déterminé et traduit le réel désir de l’enfant à s’opposer et à exprimer ce qu’il veut ou ne veut pas plutôt, à développer son pouvoir sur le monde extérieur. Les premiers « caprices » apparaissent ainsi que le désarroi des parents face aux pleures qui suivent un désaccord avec leur enfant.
La facilité est de céder ou de négocier pour arrêter un caprice surtout si cela se produit à l’extérieur de la famille, en public. Le signal envoyé alors à son enfant est que ses « non » et ses pleurs sont récompensés par l’obtention de ce qu’il veut et par l’attention que ses parents lui portent.
Détourner l'attention de l’enfant sur un jeu ou une autre activité est une manière de stopper un moment difficile. L’anticipation de la réaction d’opposition lorsque l’on change d'activité, quel’on doit arrêter de jouer peut amoindrir le refus que l’enfant oppose à ses parents directement. En le prévenant un peu avant la fin de l’activité, l’enfant a le temps de s’habituer et d’intégrer le changement.
Discuter et ouvrir le dialogue avec son enfant lui fait comprendre qu’il peut avoir un avis. Lui demander son avis et lui exposer le votre permet de canaliser ses oppositions, il sera plus enclin à faire quelque chose si nous en parlons avant avec lui.  Mais si ce moyen ne fonctionne pas toujours (je l’ai testé dans plusieurs situations malheureusement), "ignorer" son enfant quand cela est possible à la maison pour lui faire comprendre qu'il n’est pas le centre du monde et que nous n'accédons pas à tous ses désirs est primordial. Bien évidemment ignorer est un grand mot, on feint de ne pas s'en occuper tout en observant son comportement. A chaque fois il s'est calmé de lui même en trouvant une activité à faire, puis est revenu me voir pour me montrer.
Il est évident que certaines fois la crise ne passe pas et l'enfant lui même ne sait plus pourquoi il pleure ou s'est énerve et seul un câlin et des mots doux peuvent le calmer.

Enfin dernier point que j'aborde est celui du non désignant vraiment les préférences de notre enfant, sans aucune dimension d'opposition avec ses parents ou autre. C'est une phase plutôt facile et très intéressante à gérer car nous pouvons parler avec notre enfant, développer ses connaissances sur un thème précis. On comprend mieux ses envies et intérêts et on peut alors s'appuyer dessus pour le faire travailler avec enthousiasme (cf. page sur "Ovide Decroly, petite présentation").

Cette phase aussi pénible soit elle pour l’enfant comme pour ses parents est un passage obligé dans la construction de la personnalité et de la conscience de soi et de ses relations avec les autres. Nous les parents devons réagir sans colère ni cri pour ne pas banaliser les énervements et donc ne pas "apprendre", malgré nous, à son enfant que l'énervement est la seule réponse possible lorsqu'il n’obtient pas satisfaction. L’enfant se construit largement par l’imitation de l’adulte et de ses comportements face aux différentes situations de la vie. De plus les cris et les négociations (qui n'en sont pas réellement quand on fini par céder^^) tendent à diminuer l’autorité parentale aux yeux de l’enfant.
Je suis bien placée pour savoir qu'il y a des jours où cela est plus facile à dire qu’à mettre en oeuvre, quand chaque changement de situation ou d'activité est propice à un énervement du petit bout.
Dans ces cas là, il faut absolument ne pas montrer son exaspération ou son anxiété, son énervement devant l’enfant (oui j'avoue des fois ce n'est vraiment pas évident... mais on doit montrer l'exemple 😓), et utiliser le temps de la sieste pour recharger ses batteries en même temps que lui et décharger le stress emmagasiné.

J’ai testé la danse avec bébé pour défouler maman et bébé. Cela marche très bien et fatigue le petit qui passe son trop plein d’énergie dans la musique. Le dicton la musique adoucit les mœurs prend tout son sens dans ces moments la… (cf article "la musique adoucit les mœurs? oui mais pas que...")

Ne désespérons pas tout de suite

samedi 21 octobre 2017

La musique adoucit les mœurs ? Oui mais pas que !

Depuis que mon enfant est né, il y a de la musique à la maison. Il y en avait déjà avant et surtout quand j'étais enceinte. Je suis issue d'une famille de mélomanes!

Nous avons toujours dansé devant lui et avec lui. Cela restait limité quand il était tout petit évidemment. Nous le portions et tournions, ou on lui prenait les mains et on remuait les bras en rythme quand il était dans son transat.
Il a vite appris à battre la mesure tout seul avec son doigt par imitation. 
Déjà à quatre pattes, il essayait de danser en remuant la tête, et nous l’avons toujours encouragé pour qu'il ait confiance, persévère et progresse comme il pouvait et voulait. 
Je vous encourage (vous aussi^^) à en faire autant, la musique est un formidable soutien pour développer la motricité de nos enfants.

Maintenant que la station debout et la marche sont acquises, nous nous amusons à inventer des mouvements et il apprend avec joie à contrôler son corps dans l'espace et ses gestes. Il est fier de nous montrer ses progrès. Il tourne plusieurs fois sans arrêter et sans tomber. Il teste ainsi ses limites et les nouvelles sensations que cela lui procure.

Il ne faut en aucun cas les forcer mais leur montrer à chaque fois qu'il y a de la musique que l'on peut danser ou battre la mesure, leur faire prendre confiance en eux. Vous serez vite surpris, tout comme je l’ai été, que nos petits bout’choux entendent les premiers la moindre musique et nous le signale. Dorénavant, dès que l’on passe dans un lieu où il y a de la musique on doit s’arrêter pour écouter et battre la mesure. 

Son intérêt pour la musique nous permet aussi de canaliser son énervement ou ses trop pleins d’énergie, en le faisant se concentrer sur une chose précise, un son, une mélodie.
Effectivement, on peut leur apprendre à être attentif (ce qui nous servira pour toutes les autres activités) en se concentrant sur la musique, ce qu'ils font spontanément, puis sur différents sons, comme le chant des oiseaux et enfin leur faire associer les sons aux concepts et aux objets. Un oiseau qui chante, la musique qui vient de la Chaîne Hifi.
Ce dernier point est devenu intéressant à développer car maintenant c'est lui qui demande à mettre la musique et qui allume la chaîne et me montre d'ou vient la musique (les enceintes). On a le même procédé lorsque l'on monte en voiture, il réclame la musique et connait son origine.
Aujourd'hui à deux ans il sait aussi quelle musique il aime pour son âge et cela change avec les activités (cf articles "Quand les préférences s'affirment", "Non, c'est non")
L'attention, qu'il apprend à maîtriser, peut être redirigée vers des activités plus studieuses, comme le dessin ou les activités des cahiers de maternelles.

Je joue de la guitare et ma sœur du piano, mon fils a donc été très vite en contact avec des instruments de musique. C’est un exercice de découverte des sons assez ludique.
Plus les moments passent, plus il devient assez minutieux lorsque on utilise un instruments, les touches du piano sont frappées une par une et non plus par paquet. Il est attentif à ses gestes car il est tout de suite "récompensé" par le son qu'il produit. Encore une fois la musique est un facteur essentiel dans la maîtrise des gestes et l’apprentissage de l’attention.
Dans la méthode Montessori, on retrouve les boîtes à sons, qui ont le même intérêt. J'en ai d’ailleurs créer avec des bouteilles de yaourts a boire remplies de différentes sortes de pâtes, graines, riz, clochettes. On a aussi tester avec des bouteilles transparentes apportant une autre dimension que le simple bruit.

Enfin ce qui nous étonne le plus c'est le dimanche soir un peu avant l'heure du bain, il nous demande la télé mais pour une chose très précise. Sur une chaîne culturelle de la TNT, nous avons des rediffusions de concerts de musique classique. Nous sommes tombés dessus par hasard un dimanche soir et nous n'avons pas pu le décoller avant la fin et avant qu'il applaudisse comme les gens le faisaient.
Maintenant qu'il est plus grand son enthousiasme est toujours aussi vif, il veut applaudir lorsque c'est la fin et participer avec ses instruments, (qu'il reconnait et différencie avec le son) et ma guitare. Alors je la prend pour qu'il puisse jouer avec les cordes. A le regarder faire on a l'impression qu'il essaie de retrouver les sons et les notes qu'il entend à la télé. 

La musique a un potentiel incroyable pour développer l'esprit de nos enfants, c'est un outils de soutien merveilleux et qui leur permet d'acquérir des savoirs et des compétences d'une façon si naturelle que cela en ai désarmant. Je suis encore étonnée de la progression rapide de mon petit bout'chou!

Alors allez-y! Amusez-vous et Viva la Musica!

vendredi 20 octobre 2017

Moments d'autonomie et moments en famille

On se dit qu'en étant Maman à plein temps et en faisant l'école à la maison on passe chaque minute avec notre enfant (sauf pour la sieste!)
La mise en place de rituels ou d'habitudes horaires pour chaque activité permet à l'enfant de se situer dans le temps et d'avoir des repères rassurant pour se développer.

Moments individuels

Mais on doit réussir à lui laisser du temps seul pour qu'il apprenne a être autonome, qu'il puisse faire ses propres expériences (sous surveillance évidemment ^^), qu'il prenne des initiatives pour découvrir, explorer et prendre confiance en lui.
C'est aussi à ses moments-ci qu'il intègre les nouveaux apprentissages que l'on a vu ensemble, qu'il les met en action et les peaufine. Par exemple, passer le balai, il le fait seul et de mieux en mieux. Ainsi quand je fais le ménage, il vient m'aider et est fier de me montrer ses progrès. Il demande alors à apprendre autre chose suite à cela.
On doit bien avouer que le temps qu'on laisse à son enfant nous permet de faire les tâche ménagères, du moins celle auxquelles le petit ne peut pas encore participer.

Moments "ensemble"

Je fais en sorte que les moments que l'on passe ensemble soit des moments calmes et sereins.
Entre autres, le matin pendant son petit déjeuner il a le droit à un épisode de son dessin animé préféré, je reste avec lui pour discuter de ce que on regarde et j'en profite pour écrire les ébauches des articles. C'est un moment rien qu'à nous deux.

Il y a évidemment les moments où nous "travaillons" vraiment sur ses cahiers de maternelles ou en dessin. Dans ce cas, on s'installe à son bureau, ce qui permet une meilleure concentration. Ou alors sur la canapé mais assis par terre, le canapé servant de tablette (invention de mon petit bout).
Les moments de jeux on s'installe sur le tapis et on sort tout ses jouets, ou alors on construit une cabane (cf. article jour de pluie)
Pour chaque activité, il y a un espace dans la maison qui lui est lié et mon bout'chou l'a bien compris. C'est d'ailleurs une organisation similaire que l'on retrouve dans les maternelles ou les écoles Montessori.
Cette répartition spatiale est lié au découpage du temps et des moments soit seul soit en famille.
Rien ne vaut les habitudes !


mercredi 11 octobre 2017

Découverte de l'aquarium

Nous avons décidé d'emmener pour la première fois notre petit bout à l'aquarium. Il n'a que deux ans mais les couleurs et la proximité des poissons devraient l'intéresser.
Il est dans une phase où il s'énerve vite comme il ne maîtrise pas encore bien le langage oral.
Espérons que cela ira.



Donc nous voilà parti en voiture et arrivons avant l'ouverture, ce qui nous a permis de dégourdir les jambes de notre enfant et de lui expliquer ce que nous allions voir avec les vitrines visibles de l'extérieur.
C'est important d'avoir un petit moment de calme pour qu'il appréhende et se "prépare" à ce qu'il va se passer.
Autre point positif à être en avance... on évite les files d'attente (cela semble évident^^) qui risqueraient de l'énerver et de gâcher la visite.

Arrive le moment où après avoir les tickets et avoir ranger nos affaires nous entrons dans la première salle...
La fascination, l'étonnement, et la joie qui passent en une seconde sur le visage de mon petit homme c'est juste magique. Comme il n'y a personne je le laisse déambuler de vitrines en vitrine devant lesquelles il s'accroupit pour mieux voir et dire "coucou" aux poissons.

On lui explique un peu les poissons, les couleurs. On le laisse découvrir et nous questionner. L'autonomie pour apprendre et découvrir sont fondamentales (cf. Montessori).

Même si la visite est plus rapide que prévue, tout l'a intéressé et le seul conseil que je peux donner c'est de renouveler l'expérience et de mettre le plus souvent possible nos enfants au contact de la culture et de multiplier les occasions de découvrir le monde.
Le tout en organisant les visites pour qu'il puisse avoir l'autonomie de comprendre et de découvrir sans que nous les entravions dans leur démarche donc en évitant la foule par exemple.
Toute activité culturelle est possible avec un enfant de moins de trois ou quatre ans (si vous en doutiez encore !...) mais en préparant les sorties tôt le matin et rester calme pour qu'il prenne exemple sur nous.
C'est ce que notre enfant a fait. Il s'intéressait aux vitrines que son père et moi regardions, il nous observait faire puis nous imitait devant une vitrine qu'il avait choisi et s'accroupissait pour mieux voir tout comme nous. Une chose qui m'a étonnée est qu'il parlait doucement pour un enfant de cet âge. Mais là aussi il nous copiait son père et moi vu que nous parlions bas.

Pour résumé, tout est question d'organisation! (j'admets cela ne fait pas tout, quand ce n'est pas son jour ce n'est pas son jour! on connait toutes cela! 😒 )